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Mésopotamie

IMG_5790Berceau de l’humanité

La 1ère civilisation de l’histoire naquit en Mésopatamie au Vème millénaire avant notre ère. Pendant plus de 2000 ans, elle engendra les états les plus puissant et les plus développés du monde. A l’origine, de nombreuses inventions dont l’écriture, le monde mésopotamien influença de son empreinte du Moyen-Orient, l’Egypte et la vallée de l’Indus, avant d’amorcer son déclin vers 500 ans avant Jésus-Christ. A l’avènement de l’ère chrétienne, il avait disparu.

Le Croissant Fertile

Le terme Mésopotamie signifie “terre entre les fleuves” et désigne la plaine inondable qui s’étend entre le Tigre et l’Euphrate (Irac actuel). Lorsque ces cours d’eau débordaient de leur vie, ils submergeaient les terres, déposant des couches de limons fertiles. Mais aride et incultivable en raison du manque de précipitations, cette région dut attendre l’invention des canaux d’irrigation vers 5500 ans avant Jésus-Christ pour que se développent champs et cultures. Régulièrement arrosés, ces derniers fournissaient une récolte presque suffisante chaque année. Quelque mille ans plus tard, l’invention de la charrue en bois augmenta encore le rendement agricole. La population crût en conséquence et en 1300 ans avant Jésus-Christ des centaines de bourg et de villages parsemaient la région. La Mésopotamie manquait cruellement de ressources naturelles. Pour nombre d’activités, de la construction à la joaillerie, les matières premières comme le bois, les pierres et les minéraux étaient importées des régions voisines en échange des surplus de récoltes et d’objets artisanaux. Le commerce en pleine expansion était contrôlé par de riches et puissants souverains, qui développaient des projets collectifs tels que réseaux d’irrigation et autres défenses contre les inondations. Celles-ci représentaient en effet un danger considérable pour les cultures et les habitations. On pensait alors qu’elles signifiaient la colère des dieux et l’épisode biblique du déluge puise probablement ses origines dans les premières mythes mésopotamiens.

Les premières Cités-Etats

Dès 3100 ans avant Jésus-Christ, des douzaines de cités comptant jusqu’à 10 000 habitants occupaient la région de Sumer en basse Mésopotamie. Etant indépendantes, elles se soumettaient à un roi. Ces Cités-Etats étaient peuplées en majorité des cultivateurs, qui travaillaient hors les murs la journée pour réintégrer la ville le soir. L’excédent des récoltes était stocké dans les temples et distribué aux corps de métiers non-agricoles : forgerons, potiers, maçons, commerçants, soldats et prêtres. Au coeur des cités sumériennes, surgirent d’immenses bâtiments accolés au temple, gigantesques entrepôts pour la communauté toute entière. Les premières Cités-Etats sumériennes étaient très différentes de nos villes actuelles. La monnaie n’y ayant pas cours, elles n’avaient pas de marché. Les habitants recevaient nourriture, vêtements et autres produits en paiement de leur labeur, ou avaient recours plus simplement au troc. Si quelques familles aisées se faisaient construire des palais et des villas, la majorité de la population vivaient dans des logements modestes, sans eau courante ni sanitaires. Les constructions étaient en briques crues séchée au soleil ; en raison de sa rareté, la pierre était réservée pour la sculpture.

L’invention de l’écriture

Vers 3400 ans avant Jésus-Christ, les sumériens inventèrent une forme d’écriture primitive, pour enregistrer les transactions commerciales. L’écriture cunéiforme, obtenue par l’empreinte de roseaux sur de l’argile humide, mit plusieurs centaines d’années à évoluer vers un système plus complexe. Ses usages se diversifièrent, de la consignation des codes de lois et des chroniques historiques à la transmission des messages, en passant par la rédaction de textes religieux et littéraires. Beaucoup de tablettes étant parvenues jusqu’à nous, les historiens ont pu brosser un tableau assez complet de la vie à cette époque. Durant la période des premières dynasties (de 2900 à 2334 ans avant Jésus-Christ), des conflits opposèrent des Cités-Etats entre elles et la plupart s’entourèrent de murailles défensives. L’art de la guerre se raffina : les sculptures de cette époque dépeignent des soldats se rendant sur les champs de bataille à bord de chars à quatre roues tirés par des ânes. Vers 2334 ans avant Jésus-Christ, Sargon, roi de la cité d’Akkad, parvint à conquérir toutes les Cités-Etats mésopotamiennes. Son domaine s’étendit vers le nord, jusqu’à la côte méditerranéenne. Unifiant des peuples et des cultures différents, il fonda le premier empire de l’humanité, qui ne survécut guère à son roi, les rivalités entre les Cités-Etats reprenant de plus belle. L’une d’elles, Our, parvint à un moment à dominer la région mais le déclin sumérien fut inexorable. C’est la haute Mésopotamie qui domina ensuite la région avec les cités d’Assour puis de Babylone.

Hammourabi et son code

Babylone fut à son apogée sous le règne d’Hammourabi (1792-1750 avant Jésus-Christ). On le connaît surtout pour la série de lois qu’il avait fait graver sur un haut pilier en pierre. Cette stèle, sur laquelle se trouve l’un des textes juridiques les plus anciens au monde, révèle que femmes et enfants étaient considérés comme la propriété de l’époux, du père. Les peines étaient sévères : les délits mineurs étaient puni par la mutilation ou la mort.

L’Empire Assyrien

En 1595 avant Jésus-Christ, les hittites, originaires des montagnes d’Anatolie centrale, où ils furent les premiers à utiliser le fer, envahirent et saccagèrent Babylone. La Mésopotamie entra alors dans un âge sombre qui dura 600 ans. Elle renaît vers l’an mille avant notre ère avec l’impulsion des villes assyriennes d’Assour et de Ninive. Au VIIème siècle, l’empire assyrien dominait l’ensemble du Moyen Orient. La société assyrienne semble avoir été organisée de façon très militaire. Même les arts se tournent vers des thèmes guerriers. Les palais royaux étaient ornés de bas-reliefs dépeignant des scènes de bataille et des ennemis vaincus soumis à la torture, réduits en esclavage ou exécutés. Toutefois, en étendant son influence jusqu’à l’Egypte, conquise une première fois au VIIème siècle, l’Assyrie avait dangereusement dispersé ses ressources et ses armées. Des révoltes éclatèrent et à la mort du roi Assurbanipal (669-627 avant Jésus-Christ), l’empire tomba aux mains des babyloniens.

La chute de Babylone

Nabuchodonosor II (604-562 avant Jésus-Christ) fut le plus célèbre et dernier roi de Babylone. Il mit fin aux rébellions qui déchiraient son empire et fut intraitable envers ses ennemis. Il n’hésita pas notamment à déporter les Juifs vers Babylone. Ne reculant devant aucune dépense pour financer ses guerres et transformer la cité en capitale impériale (on lui doit les fameux jardins suspendus). Il laissa un empire divisé et exsangue. En 539 ans avant Jésus-Christ, Babylone opposa une faible résistance aux armées du roi perse Cyrus le grand (559-530 avant Jésus-Christ). De son royaume sur le golf persique, Cyrus avait conquis les Médès, au nord et envahit l’Anatolie. Il était à la tête d’un empire allant de la méditerranée alors hisse à l’Asie centrale, le plus vaste jamais connu. Après des siècles de culture à outrance, le sol de la Mésopotamie s’épuisa. Ses voisins la surpassèrent en richesse et en population, et sous le joug étranger, cette civilisation, l’un des berceaux de l’humanité sombra dans l’oubli.

Les Dieux

En la Mésopotamie les dieux les plus importants étaient cosmiques (soleil, lune, astres). A cause de l’importance de Babylone à l’époque biblique, son dieu Marduk a pris une place centrale. Ce jeune dieu est nommé le roi des dieux après sa victoire sur Tiamât (chaos); c’est à partir de son corps qu’il construisit le monde. Cette victoire et l’intronisation de Marduk étaient célébrées chaque année à la fête de la Nouvelle Année. (Le culte d’Assur, dieu des Assyriens, était semblable à celui de Marduk.) La divination et la sorcellerie étaient très développées; il y avait des prêtres spécialistes en divination et, dans la vie quotidienne, les prêtres-sorciers avaient un rôle protecteur contre les esprits et les démons. Quelques mythes babyloniens ont influencé le développement de la tradition hébraïque.