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Egypte

Pyramide de Khéops

Hauteur initiale 146,58 mètres (~ 280 coudées)
aujourd’hui 137 mètres
Base ~ 230,35 mètres (~ 440 coudées)
Volume 2 592 341 m³
Inclinaison 51°50’34”   Pente 14/11
Coordonnées 29° 58′ 44″ Nord, 31° 08′ 02″ Est

La pyramide de Khéops ou grande pyramide de Gizeh est un monument construit par les Égyptiens de l’Antiquité, formant une pyramide à base carrée. Tombeau présumé du pharaon Khéops, elle fut édifiée il y a plus de 4 500 ans, sous la IVe dynastie1, au centre du complexe funéraire de Khéops se situant à Gizeh en Égypte. Elle est la plus grande des pyramides de Gizeh.
Si elle est la seule des sept merveilles du monde de l’Antiquité à avoir survécu jusqu’à nos jours, elle est également la plus ancienne. Durant des millénaires, elle fut la construction humaine de tous les records : la plus haute, la plus volumineuse et la plus massive. Ce monument phare de l’Égypte antique est depuis plus de 4 500 ans scruté et étudié sans relâche.

La grande pyramide, chef-d’œuvre de l’Ancien Empire égyptien de l’architecte Hémiounou, est la concentration et l’aboutissement de toutes les techniques architecturales mises au point depuis la création de l’architecture monumentale en pierre de taille par Imhotep pour la pyramide de son souverain Djéser, à Saqqarah. Toutefois, les nombreuses particularités architectoniques et les exploits atteints pour sa construction en font une pyramide à part qui ne cesse de questionner l’humanité.

Description

Ce monument forme une pyramide à base carrée de 440 coudées royales anciennes, soit environ 230,5 mètres. Les valeurs empiriques d’aujourd’hui sont au sud de 230,454 m ; au nord 230,253 m ; à l’ouest 230,357 m ; à l’est 230,394 m, soit une erreur pour obtenir un carré parfait de seulement 0,05 %.

La pyramide construite sur un socle rocheux avait une hauteur initiale de 146,58 m (280 coudées royales égyptiennes), c’est-à-dire plus haute que la Basilique Saint-Pierre à Rome de 139 m, mais l’érosion l’a réduite de 9,58 m (environ 5 coudées royales) pour atteindre 137 m de hauteur. Elle détient le record du monument le plus haut du monde jusqu’en 1311, année qui voit l’érection de la cathédrale de Lincoln dont la flèche atteint 160 m de hauteur. Elle fait un périmètre de 922 m, une surface de 53 056 m2 et un volume originel de 2 592 341 m3 (aujourd’hui 2 352 000 m3).

L’estimation traditionnelle du nombre de blocs de pierres qui composent la pyramide est de 2,3 millions mais le calcul des égyptologues va de 600 0005 à 4 millions. Le parement ou revêtement était composé de pierres calcaires blanchâtres soigneusement jointoyées et polies qui renvoyaient les rayons du soleil, lui donnant l’aspect d’une véritable colline de lumière (ce qui explique qu’elle eut pour nom Akouit « la brillante », mais elle fut plutôt appelée Akhet Khoufou, « L’Horizon de Khéops ») et soulignant sa géométrie par un jeu d’ombre et de lumière. Contrairement à la pyramide de Khéphren, elle n’a pas gardé dans sa partie supérieure son revêtement de calcaire mais il subsiste quelques blocs au niveau de la base de la face Nord. Le nucléus est constitué de blocs de calcaire plus ou moins équarris de moins bonne qualité que ceux du parement, les premiers étant issus d’une carrière à 400 m de la pyramide, les seconds de la carrière de Tourah. Les deux premières assises, ainsi que la maçonnerie de la grande galerie et des appartements funéraires sont construites en blocs de granit rose d’Assouan. Les blocs qui sont aujourd’hui visibles à l’extérieur sont noircis par la pollution et souvent cachés par la brume.

Chaque bloc de pierre calcaire a un volume de 1,10 m3 et pèse en moyenne 2,5 t, ce qui fait pour la pyramide (en négligeant le poids des blocs de granite) une masse totale de 5 000 000 t.

Des vestiges d’une enceinte à redans, située à dix mètres autour de la pyramide, sont présents autour du monument. Ces redans sont des parties saines conservées du socle rocheux qui ont permis de diminuer le nombre de blocs à mettre en œuvre lors de la construction.

Construction

La construction de la « grande pyramide » aurait débuté entre 2600 et 2550 av. J.-C. suivant les sources, au début de la (IVe dynastie), et aurait duré environ une vingtaine d’années selon l’historien antique Manéthon. L’année de début et la durée de construction de la pyramide sont des estimations généralement validées par les égyptologues, parce qu’elles correspondent aux 23 à 25 années, suivant les sources, du règne du pharaon Khéops. Ces estimations ne sont malheureusement attestées par aucun écrit contemporain, mais déduites logiquement par la destination admise de la pyramide comme étant le tombeau de ce pharaon, hypothèse elle-même non attestée par des écrits.

En se fondant sur les données traditionnellement admises (pyramide constituée de 2,3 millions de blocs de pierre, durée de chantier de vingt-trois ans), il est estimé que 340 blocs étaient posés chaque jour, soit pour une durée de travail de dix heures par jour, un bloc placé tous les deux minutes, ce qui aurait mobilisé la main-d’œuvre de plus de 10 000 ouvriers (le nombre prodigieux de 100 000 hommes, ne travaillant que trois mois dans l’année pendant la saison des crues, a été proposé par Hérodote).

Architecture

La grande pyramide de Khéops a bénéficié, pour son érection, des développements et des innovations techniques des pyramides de son père Snéfrou à Dahchour. Elle ne semble avoir subi aucun changement de plans à l’extérieur. Ce point est par contre sujet à discussions en ce qui concerne l’intérieur du monument. Deux écoles s’affrontent ; il y a les partisans d’un projet unique et les partisans de trois projets successifs. Il semble que l’architecte en fut le vizir Hémiounou.

  • L’entrée de la pyramide (1), située sur la face nord de la pyramide à une hauteur de 15,63 mètres13, est surplombée par un système de décharge avec voûtes et linteaux monolithiques. Sa fonction est de protéger le couloir descendant de la masse située au-dessus. Cependant les dimensions de cette voûte semblent disproportionnées quand on considère les charges relativement faibles en cet endroit.
    Cette entrée aurait été fermée au moyen d’une pierre mobile, ce qui confirmerait les indications de l’auteur antique Strabon. Ce type de dispositif de fermeture était déjà connu à Dahchour.
  • La descenderie et la chambre souterraine
    Le couloir descendant, incliné de 26°26’46” et long de 105 mètres, aboutit à un couloir horizontal long de 8,90 mètres13 menant à la chambre souterraine (4).
  • Le couloir ascendant, le boyau et la chambre de la reine
    La percée d’Al-Mamoun mène le visiteur directement dans le couloir ascendant.
    L’embranchement a la particularité d’offrir un accès à chaque niveau de la pyramide : tout d’abord à la descenderie, par un boyau reliant le bas de la grande galerie (9) à la grotte (12) et creusé à même la maçonnerie par les constructeurs, ensuite à la chambre de la reine (7), par un couloir horizontal (8), et enfin à la chambre du roi (10), en empruntant la grande galerie (9).
  • La grande galerie, l’antichambre et la « chambre du roi »
    La grande galerie (9) est l’élément architectural le plus impressionnant et le plus élaboré de l’Ancien Empire. D’une longueur de 47,80 mètres et d’une hauteur de 8,60 mètres par rapport à la verticale, la galerie est inclinée de 26°10’16″26. Elle est surmontée d’une magnifique voûte en encorbellement sur quatre faces (technique héritée de la pyramide rouge et de la pyramide rhomboïdale à Dahchour) la protégeant des charges. Une marche à l’extrémité supérieure de cette galerie donne sur une antichambre (11) menant à la chambre du roi (10). Cette antichambre comportait un système de fermeture avec herses obstruant le passage mais aujourd’hui disparues.
    La « chambre du roi » est un magnifique ouvrage de granit de 10,47 mètres sur 5,23 mètres (soit vingt coudées sur dix coudées) et d’une hauteur de 5,84 mètres. La chambre est surmontée par une imposante couverture de blocs de granit répartis sur cinq niveaux, le dernier niveau étant surmonté d’une voûte de décharge avec pierres disposées en chevrons. C’est dans cet espace que fut trouvée la seule inscription permettant d’attribuer, avec certitude, cette pyramide à Khéops. Le toit de cette couverture s’élève à plus de vingt mètres du sol de la chambre. Un coffre en granit, vide et sans couvercle, est disposé à l’ouest de la salle. Comme dans la « chambre de la reine », deux conduits de ventilation (10) s’élèvent depuis la « chambre du roi » vers les faces nord et sud de la pyramide. La fonction de ces conduits d’aération fait l’objet de débats : ventilation ? Corridor symbolique pour conduire l’âme du roi (incarnation du pharaon en dieu Râ pour le puits nord, en dieu Horus pour le puits sud) ?
    Au fond de la chambre, à l’ouest, la cuve en granit (haute d’un mètre, longue de 2,30 m et large de 0,89 m) posée sur le sol présente des traces de scie et une brèche à un angle, probablement l’œuvre de pilleurs de tombes qui ont tout emporté alors que le couvercle, jamais découvert, devait être encore en place (les rebords du sarcophage montrent un dispositif d’encastrement qui est la preuve de l’existence de ce couvercle). Il est possible que ce sarcophage ne soit qu’un cénotaphe, un tombeau érigé en mémoire du pharaon mais non destiné à recevoir son corps, ou que Khéops soit mort dans une bataille sans que les prêtres aient pu récupérer son cadavre afin de lui rendre les derniers devoirs.
Le Pyramidion

Il ne subsiste aucune trace du pyramidion qui couronnait jadis le sommet de la grande pyramide. Le pyramidion qui est exposé actuellement près du coin sud-est n’est autre que celui de la petite pyramide satellite. Celui-ci est en calcaire et anépigraphe, à l’instar du pyramidion de la pyramide rouge édifiée par le père de Khéops, Snéfrou. Aucun indice ne permet cependant d’indiquer une quelconque similitude avec le pyramidion disparu.

Le phénomène d’apothème

La Grande Pyramide possède en réalité huit faces et non quatre, car chacune est légèrement mais très précisément incurvée, cette forme géométrique étant très délicate à réaliser sur de telles dimensions. Ce phénomène, dit d’apothème, a été découvert en 1934 par André Pochan, mais il n’est ici visible à l’œil nu qu’aux équinoxes. On rencontre ce phénomène également sur d’autres pyramides égyptiennes. L’érosion, un effondrement interne ou un endommagement dû à la chute des pierres de parement, furent souvent invoqués, et souvent contestés.

Considérations astronomiques

Les Égyptiens ont en effet choisi une pente, pour les faces, de 14/11 (la hauteur étant de 280 coudées et la base de 2×220 coudées, la pente est égale à 280/220 = 14/11). Cette valeur fut pour la première fois appliquée à la pyramide de Meïdoum mais ne constitue pas une règle chez les constructeurs de l’Ancien Empire puisque certaines pyramides ont une pente de 6/5 (pyramide rouge), 4/3 (pyramide de Khephren) ou encore 7/5 (pyramide rhomboïdale).

  • Concernant le nombre d’or, la proportion de 14/11 entraîne un rapport apothème/demi-base égal à :
    {\frac {{\sqrt {14^{2}+11^{2}}}}{11}}\simeq 1,61859
    proche de
    \varphi ={\frac {1+{\sqrt {5}}}{2}}\simeq 1,61803

  • La valeur du nombre \pi \simeq 3,14159 serait donnée par le rapport
    (demi-périmètre de la base)/hauteur.
    On obtient ainsi la valeur approchée
    {\frac {{4\times 11}}{14}}={\frac {22}{7}}\simeq 3,14285\simeq \pi
    La valeur approchée du nombre \pi \simeq 3,14159 est également donnée par le calcul (demi-périmètre de la base)-hauteur. En prenant la valeur 0,5236 mètre pour une coudée, on obtient: 2*440 coudées – 280 coudées soit
    {\displaystyle (880*0,5236)-(280*0,5236)=460,768-146,608=314,16}

Il y eut de nombreuses théories visant à faire de la pyramide un observatoire astronomique. Ainsi le couloir descendant aurait pointé vers l’étoile polaire de l’époque, Alpha Draconisnote. Les couloirs de ventilation côté sud auraient pointé pour l’un, vers l’étoile Sirius, et pour l’autre, vers l’étoile Alnitak. Cependant, ici encore et comme pour la plupart des pyramides d’Égypte, les couloirs d’accès avaient des pentes simples et faciles à mettre en œuvre. Ils étaient inclinés d’un angle compris entre 26° et 26°30′ soit une pente de 1/2.

Une propriété géométrique semble pourtant avoir été voulue par l’architecte de la grande pyramide. Les conduits de ventilation de la chambre de la reine atteindraient tous les deux le même niveau de la pyramide. Ce fait est vérifié pour les conduits de la chambre du roi.

Il y eut de nombreuses théories visant à faire de la pyramide un observatoire astronomique. Ainsi le couloir descendant aurait pointé vers l’étoile polaire de l’époque, Alpha Draconisnote . Les couloirs de ventilation côté sud auraient pointé pour l’un, vers l’étoile Sirius, et pour l’autre, vers l’étoile Alnitak. Cependant, ici encore et comme pour la plupart des pyramides d’Égypte, les couloirs d’accès avaient des pentes simples et faciles à mettre en œuvre. Ils étaient inclinés d’un angle compris entre 26° et 26°30′ soit une pente de 1/2.

Une propriété géométrique semble pourtant avoir été voulue par l’architecte de la grande pyramide. Les conduits de ventilation de la chambre de la reine atteindraient tous les deux le même niveau de la pyramide. Ce fait est vérifié pour les conduits de la chambre du roi.

Théories alternatives
  • La construction de la grande pyramide de Khéops est incompatible avec les connaissances et les moyens rudimentaires du peuple qui l’érigea
  • La durée de construction elle-même – estimée à 20 ans – est un sujet de débat. Il leur semble en effet impossible que les Égyptiens aient pu construire cet immense édifice en une vingtaine d’années avec les méthodes et moyens techniques de l’époque
  • La fonction de tombeau royal, presque unanimement attribuée à la Grande Pyramide, est contestée ; en effet, le coffre est sans aucun ornement ni inscription, plus profond que dans les autres tombeaux et aucune trace de couvercle n’a jamais été trouvée
  • Les conduits d’aération des chambres soient uniques en leur genre, etc.
  • La Grande Pyramide serait une centrale énergétique utilisant la résonance non linéaire ou résonances de Schumann, qui grâce à ses dimensions proportionnelles à celle de la Terre, permettrait par résonance la production d’énergie vibratoire, et l’utilisation de machines de découpes et d’usinage des blocs de granite par ultra-son
  • L’utilisation de la Grande Pyramide comme d’une pompe hydraulique géante du type bélier. Cette hypothèse a été relancée lorsqu’en février 2000, la découverte et l’exploration par des égyptologues d’un réseau de galeries, chambres et puits inondés a été révélée par Zahi Hawass
  • La période du pharaon Khéops correspondait uniquement à la restauration de la pyramide, et non à sa construction, laquelle aurait eu lieu à une période bien antérieure restant à définir, pour un autre usage que la simple sépulture
  • la thèse d’une civilisation supérieure d’origine atlante, voire extraterrestre, dont les moyens et objectifs ne sont pas identifiables

Pyramide rhomboïdale

La pyramide rhomboïdale fut construite pour le pharaon Snéfrou à Dahchour en Égypte. Sa forme particulière en fait une tentative avortée de pyramide à faces lisses, dernier stade de l’évolution des pyramides.

Elle possède de nombreuses particularités et ressemble par bien des points à la pyramide érigée par le fils de Snéfrou, Khéops. Elle est munie de deux entrées dont l’une n’est pas située sur la face nord, fait unique dans l’Ancien Empire, et conserve encore la majeure partie de son revêtement, faisant de cette pyramide la mieux conservée de toute l’Égypte.

Le complexe pyramidal a révélé les vestiges d’un imposant temple funéraire dont la riche ornementation le distingue des autres monuments de la IVe dynastie.

Egypte

En Egypte, les dieux étaient thériomorphiques (représentés par des animaux); le roi étant l’archiprêtre, la société et la religion se soutenaient mutuellement. Le Pharaon n’était pas seulement prêtre, il était aussi le fils de dieu, et en effet ces rois avaient le titre: “bon dieu”.

Le soleil, Aton, était le premier des dieux, père des dieux et de l’humanité; mais à l’époque de l’A.T. le dieu Osiris et sa parédros la déesse mère Isis deviennent de plus en plus importants. Leur mythe et leur culte ressemblent à ceux de Baal/Anat. Le dieu du Nil (source d’eau pour la culture), Osiris, est aussi un dieu de la végétation et était réanimé ensemble avec elle, de même que Baal et Adonis.

La tradition de Sagesse égyptienne a été particulièrement influente sur l’A.T. Le style et même le contenu des écrits sapientiaux ressemblent au modèle d’Egypte (David et surtout Salomon ont invité des sages égyptiens comme conseillers techniques pour l’établissement de l’état israélite).

Pyramidologie

La pyramidologie est un terme utilisé, parfois avec mépris, pour se référer aux diverses spéculations concernant les pyramides, le plus souvent concernant le plateau de Gizeh et sa Grande pyramide.

Certains « pyramidologues » travaillent également sur les structures monumentales pré-colombiennes en Amérique (comme Teotihuacan, la civilisation méso-américaine maya et inca des Andes d’Amérique du Sud), et les temples de l’Asie du Sud-Est.

La Description de l’Égypte, compte-rendu monumental de la Campagne d’Égypte menée par Napoléon Bonaparte, a permis de révéler au monde occidental la richesse et la variété de la civilisation égyptienne. Elle permit de lever de nombreux voiles.

Ainsi les grandes pyramides s’avéraient être des tombeaux et les nombreuses expéditions qui suivirent confirmèrent cette analyse.

Cependant, les particularités de la grande pyramide de Khéops font encore se poser bien des questions à certains auteurs :

  • la démesure et la précision obtenues pour la grande pyramide de Khéops sont, pour certains auteurs, incompatibles avec les connaissances et les moyens rudimentaires que l’on attribue habituellement au peuple qui l’érigea
  • la destination initiale de la grande Pyramide, affirmée comme étant le tombeau de Khéops, ne convainc pas tous les analystes, historiens ou scientifiques.

Sir Petrie lui-même, bien que fervent partisan de la thèse du tombeau royal, a mis en évidence 13 interrogations à ce sujet :

  • les passages directs vers les chambres qui mèneraient d’éventuels pillards droit au but plutôt que de les perdre;
  • le coffre et son couvercle ne pouvant pas être apportés dans la chambre du roi après mais uniquement pendant la réalisation de la pyramide,
  • le coffre sans aucun ornement ni inscription, plus profond que dans les autres tombeaux et le couvercle jamais trouvé,
  • les conduits d’aération des chambres soient uniques en leur genre, etc.

La durée de construction elle-même est un sujet de débat.

Il semble en effet irréaliste pour certains auteurs que les Égyptiens aient pu construire cet immense édifice en une vingtaine d’année avec les méthodes et moyens techniques de l’époque.

Les thèses religieuses ou mystiques
La pyramide et la Bible

C’est en 1859 que John Taylor fut le premier à avancer que la grande pyramide ne fut pas construite par la civilisation égyptienne mais par une race élue de Dieu antérieure à Abraham, arguant qu’un monument aussi grandiose n’aurait pu être l’œuvre d’un peuple idolâtre.

L’astronome de la cour d’Écosse, Charles Piazzi Smyth s’en inspira largement quelques années plus tard afin de développer l’œuvre qui inspirera, à partir de cette époque, tous les tenants de la thèse mystique et biblique, Our inheritance in the great pyramid paru en 1864 et se fondant sur des mesures souvent approximatives voire inexactes.

Piazzi Smyth démontra, entre autres, que la grande pyramide était un repère géodésique, une horloge astronomique et une sorte de bibliothèque des connaissances de l’époque. Connaissances très avancées qui ne peuvent être déchiffrées qu’à l’aide de l’introduction de deux unités de mesure arbitraires, le pouce pyramidal valant 1,001 pouce anglais et la coudée sacrée (différente de la coudée royale égyptienne) valant 25,025 pouces anglais, toutes deux créées par l’astronome.

Ces affirmations, purement gratuites, ont eu un retentissement énorme de par la notoriété de l’auteur. Elles furent reprises et complétées à maintes reprises jusqu’à nos jours, en particulier par Morton Edgar, l’abbé Charles Moreux, David Davidson et Georges Barbarin, ce dernier avançant que la pyramide était une Bible de pierre, construction prophétique contenant les dates clefs de l’histoire de l’humanité passées et futures.

Les réfugiés atlantes

Edgar Cayce est parfois considéré comme le « prophète dormant » et l’un des « plus grands mystiques » des États-Unis. Partisan d’une civilisation pré-dynastique se composant des réfugiés atlantes, dont il aurait été lui-même prêtre, et qui aurait construit des monuments sur le plateau de Gizeh, dont la grande pyramide, laissant des enregistrements de l’Atlantide dans une salle réservée à cet effet situés quelque part sous le sphinx de Gizeh.

Le pouvoir des pyramides

Les théories pseudo-scientifiques à tendance New Age sur le pouvoir des pyramides trouvent de nombreux échos dans la littérature ésotérique. Donnant pour explication la concentration dans la pyramide d’un champ d’ondes de forme généré par l’énergie cosmique, elles ne reposent sur aucun fondement scientifique. Cependant Joe Parr, chercheur américain dans les domaines des champs électro-magnétiques et rayons Gamma, a été le premier à démontrer expérimentalement l’influence des pyramides sur ce type de rayonnement, a effectuer des tests avec des pyramides tournantes et des sources radioactives, et à mesurer les émissions radioactives dans la Grande Pyramide.

Les thèses techniques
La pyramide et la constellation d’Orion

La « corrélation d’Orion » est une théorie proposée par certains égyptologues (comme Selim Hassan) ou archéo-astronomes (comme Robert Bauval), selon laquelle il existerait une corrélation entre la position des pyramides d’Égypte et la position des étoiles, notamment entre les trois pyramides de la nécropole de Gizeh et les trois étoiles centrales de la constellation d’Orion. Si ces théories visent uniquement à démontrer que les Égyptiens de l’Antiquité auraient utilisé la position des étoiles pour choisir l’emplacement de leur pyramide, d’autres théories pseudo-scientifiques y voit un élément en faveur d’une origine atlante ou extra-terrestre des pyramides d’Égypte, ou encore (Georges Vermard), comme un condensé d’une « connaissance primordiale ».

Alignement de sites

Le film documentaire La Révélation des Pyramides (basé sur les recherches de Jacques Grimault) affirme que les pyramides de Gizeh sont alignées avec un certain nombre d’autres sites archéologiques comme l’île de Pâques, Machu Pichu, Ollantaytambo, le chandelier de Paracas, le pays dogon et Mohenjo-daro, reprenant en cela la théorie de l’alignement de sites.

La Grande pyramide comme centrale d’énergie

Selon Christopher Dunn (en), les anciens Égyptiens auraient eu des connaissances technologiques bien plus avancées que celles qui leur sont habituellement reconnues5. La Grande Pyramide aurait été une centrale énergétique utilisant la Résonances de Schumann, qui grâce à ses dimensions proportionnelles à celle de la Terre, permettait par mise en résonnance acoustique, la production d’énergie vibratoire, l’utilisation de machines de découpes et d’usinage des blocs de granite par ultra-son, voire la production d’énergie piézoélectrique et enfin une explosion d’hydrogène à l’intérieur même de la pyramide qui aurait mis fin à son utilisation initiale, comme en témoigneraient des traces mécaniques et chimiques retrouvées dans la pyramide, et jamais expliquées par ailleurs.

La Grande pyramide comme pompe hydraulique

À la suite d’observations menées sur l’érosion des chambres et couloirs souterrains, puis grâce à des simulations à échelle réduite, certains chercheurs comme John Cadman 9 ou Edward Kunkel dans son livre “Pharaoh’s Pump”, défendent l’hypothèse de l’utilisation de la Grande Pyramide comme d’une pompe géante du type Bélier hydraulique. Cette hypothèse a été relancée lorsqu’en février 2000, la découverte et l’exploration par des égyptologues d’un réseau de galeries, chambres et puits inondés a été révélée par Zahi Hawass.

Colosses de Memnon

Les colosses de Memnon sont deux sculptures de pierre monumentales situées sur la rive occidentale de Thèbes (Égypte), sur la route qui mène à la nécropole thébaine. Ils sont les derniers vestiges du gigantesque temple des millions d’années d’Amenhotep III, construit durant la XVIIIe dynastie, qui n’existe plus de nos jours. Ils sont situés au lieu-dit Kôm el-Hettan.
Temple d’Amenhotep III
Les deux statues colossales se dressaient sur le parvis du temple des millions d’années d’Amenhotep III qui était alors le plus grand ensemble cultuel de la rive ouest de Thèbes. La taille de ces deux colosses laisse imaginer à quelle dimension fut pensée et réalisée cette entreprise par Amenhotep fils de Hapou, architecte du roi.

Statues

Colosse sud
Colosse nord
Les deux colosses représentent le pharaon assis sur le trône de ses ancêtres, les mains posées sur les genoux ; de chaque côté de ses jambes sont figurées sa mère, Moutemouia, et son épouse, Tiyi. Sur les deux côtés du trône figure une représentation symbolique de l’union de la Haute-Égypte et de la Basse-Égypte, le Sema-Taouy, représenté par deux « Nil » nouant le papyrus et le lotus, symboles du « double pays ».

Contrairement à la plupart des autres monuments égyptiens, ces deux monolithes ne sont faits ni de calcaire, ni de granite, ni de grès, mais bien d’une brèche siliceuse de quartzite, « masse de cailloux agatisés liés entre eux par une pâte d’une dureté remarquable. Cette matière très dense et d’une dureté tout à fait hétérogène offre à la sculpture des difficultés peut-être plus grandes que celles que présente le granit ; cependant les sculpteurs égyptiens en ont triomphé avec le plus grand succès. ».

Les dimensions, prises sur le colosse sud, sont les suivantes :

Hauteur du piédestal : 3,30 m (à moitié enfoncé dans le sol)
Aire du piédestal : 10,5 m × 5,5 m
Hauteur de la statue : 13,97 m
Hauteur totale : 17,27 m
Hauteur totale initiale supposée avec la couronne manquante : 21 m
Masse : piédestal 556 tonnes ; colosse 749 tonnes ; masse totale 1305 tonnes.
Les dimensions, prises sur le colosse nord, sont les suivantes3 :

Hauteur du piédestal : 3,6 m (à moitié enfoncé dans le sol)
Aire du piédestal : 10,5 m × 5,5 m
Hauteur de la statue : 14,76 m
Hauteur totale : 18,36 m
Hauteur totale initiale supposée avec la couronne manquante : 21 m
Masse : piédestal 602 tonnes ; colosse 758 tonnes ; masse totale 1360 tonnes.
Cependant les derniers calculs donnent des résultat plus proches des 1800 tonnes, car ils prennent en compte la densité de la matière (le granite).

Une majorité d’égyptologues admet que les mégalithes ayant servi à façonner ces deux colosses proviennent de la carrière de Gebel el Ahmar, située près du Caire.

Les couches de la roche dont sont extraits les deux colosses sont orientées différemment pour l’un et l’autre. Le colosse du sud voit les couches de son matériau disposées verticalement tandis que celles du colosse du nord le sont horizontalement. Ce fait indique que le premier fut extrait de sa gangue à l’horizontale (couché), tandis que le second le fut à la verticale (dressé).

Des traces très nettes laissées par l’utilisation d’outils ont pu être relevées sur le colosse nord. Les anciens Égyptiens ont donc dû résoudre des problèmes de transport et de génie civil importants afin de mener à bien leur érection : transport fluvial sur une longue distance, érection de masses rocheuses trois fois plus lourdes que les classiques obélisques et façonnage d’un matériau très dur.
Phénomène acoustique
Un séisme a effectivement lieu en -27, un an avant le passage de Strabon ; la statue fissurée est la plus septentrionale, c’est-à-dire celle de droite lorsque l’on regarde les colosses de face. Une légende persistante voudra néanmoins que la statue ait été détruite par le roi achéménide Cambyse II, célèbre pour son impiété6.

Strabon ajoute que depuis lors, selon une légende locale, la statue se met à « chanter » au lever du soleil et témoigne avoir entendu lui-même le phénomène. Il décrit le son produit comme « un bruit analogue à celui que produirait un petit coup sec » mais se montre circonspect quant à son origine. Devenue une véritable curiosité, la statue est ensuite mentionnée par Pline l’Ancien7, Tacite, qui parle du « son d’une voix humaine » ou encore Pausanias, qui évoque le son d’« une corde de cithare ou de lyre qui se rompt ».

Ce phénomène est interprété par les Anciens comme le cri de Memnon, héros de la guerre de Troie, accueillant sa mère, l’Aurore. Pausanias explique :

« On lui donne généralement le nom de Memnon, qui étant, dit-on, parti de l’Éthiopie avec une armée, traversa l’Égypte et s’avança jusqu’à Suse. Mais les Thébains ne veulent pas que cette statue soit Memnon, et ils y voient Phaménophis [Aménophis III], Égyptien. J’ai aussi entendu dire qu’elle représente Sésostris. »
— Extrait de la traduction de M. Clavier.

Pèlerinages

Le colosse devient rapidement un lieu de pèlerinage pour les Grecs et les Romains, qui viennent en nombre entendre l’oracle de Memnon. C’est aussi une curiosité touristique, au même titre que les pyramides. Les visiteurs ont l’habitude d’y laisser un graffiti, comprenant généralement la mention « audi Memnonem » (« j’ai entendu Memnon »), ainsi que leur nom et la date de leur passage.

Le colosse reçoit trois visites impériales. La première a lieu en 130, dans le cadre du grand voyage en Égypte d’Hadrien ; elle est relatée dans quatre épigrammes de Julia Balbilla, poétesse et membre de l’escorte de l’impératrice Vibia Sabina16. Remontant le Nil, l’empereur et sa suite assistent le 19 novembre au lever du soleil sur la plaine de Thèbes ; à l’embarras général, la statue ne chante pas et Hadrien doit revenir une seconde fois le lendemain pour assister au phénomène. Au IIIe siècle, l’empereur romain Septime Sévère, voulant honorer la divinité qui se manifeste ainsi chaque matin, ordonne la restauration de la statue, qui depuis cesse de chanter.

Hiéroglyphes égyptiens en Australie

Hieroglyphs typical of the Graeco-Roman period300 gravures représentant des glyphes égyptiens sculptés dans la roche, furent découvert dans les années 1970 sur le site de Gosford,* à Kariong, dans la Nouvelle-Galles du sud en Australie à 70 km au nord de Sydney.
Ils pourraient avoir plus de 5000 ans et recoupent la tradition orale des Premiers habitants de l’Australie, les Aborigènes, affirmant que leur civilisation a fait le tour du globe.
Une migration aurait pu avoir lieu il y environ 11 000 ans vers l’Egypte, le Japon, l’Afrique, l’Inde et l’Amérique, apportant sa contribution sociale, religieuse, mystique et technologique à ces contrées reculées.
Pour la science, ces glyphes sont des faux. Pourtant des analyses génétiques réalisées par le Projet d’inspection anthropologique de l’Inde ont prouvé que des mutations génétiques étaient partagées entre les Indiens des temps modernes et les Aborigènes.
Ils ont identifié 7 peuples, des tribus de Dravidiens du Centre de l’Inde aux Austro-Asiatiques partageant des traits génétiques ne se trouvant que chez le Peuple Premier d’Australie.
Des études scientifiques ont montré une similitude certaine avec les Aborigènes sur des crânes découverts en Amérique du Sud sur la terre de Feu. Près de Kimberley (Australie), une peinture représentant un bateau est la plus ancienne trouvée au monde.
Le site comprend un Ankh gravé, ornement essentiel de Thot, placé le long d’une empreinte de pied d’Ibis (la contrepartie animale de Thot) et de ce que nous croyons être le « Fleuve de la Vie » (River of Life). Deux hommes-Ibis gravés dans le roc, tous les deux de profil avec une tête d’ ibis et le corps d’un être humain, semblent résonner avec le même thème antique Egyptien.
Ce qui nous a vraiment surpris était non seulement le rapport synonyme entre les ibis et Thot, mais qu’à l’origine, Thot fut dépeint sous la forme d’un singe. Et c’est cette représentation plus ancienne trouvée deux fois en Australie, qui élargit les horizons de façon considérable.
Une statue trouvée à Gympie, considérée comme l’une des cinq sentinelles gardant la pyramide aux sept marches de Gympie, est la représentation de Toth dans sa forme simiesque la plus primaire ; elle a été vivement débattue et souvent ridiculisée.
La récente découverte d’une gravure de Durramullan, aussi de profil, est moins sujette à la controverse. Le front long et prononcé ainsi que les lèvres saillantes sont évocateurs du babouin ou de grands singes, apparaissent totalement hors de contexte dès lors que la gravure se trouve sur un continent dénué de singe, petit ou grand.
La gravure est ancienne, gravée par un artiste connaisseur de l’animal africain et de la déité égyptienne, censés être inconnus avant l’invasion britannique. Et pour ajouter à la qualité et la quantité de ce partenariat transculturel, il existe deux séries de gravures Aborigènes, l’une contenant 31 personnages humains séparés et distincts et l’autre gravure, 5 silhouettes dont 3 possèdent un corps humain, avec ce qui semble être des têtes de crocodile.
*Gosford (3 021 habitants) est une ville de Nouvelle-Galles du Sud, située à 75 km au nord de Sydney, sur l’estuaire de la Hawkesbury River et sur la Brisbane Water.