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Mésopotamie

Pétra

Al KhaznehPétra (de πέτρα petra, « rocher » en grec ancien ; البتراء Al-Butrāʾ en arabe), de son nom sémitique1 Reqem ou Raqmu (« la Bariolée »)2,3, est une cité nabatéenne préislamique de l’actuelle Jordanie située dans le Wadi Rum.

Créée dans l’Antiquité vers la fin du viiie siècle av. J.-C. par les Édomites, elle est ensuite occupée vers le vie siècle av. J.-C. par les Nabatéens qui la font prospérer grâce à sa position sur la route des caravanes transportant l’encens, les épices et d’autres produits précieux entre l’Égypte, la Syrie, l’Arabie du Sud et la Méditerranée. Vers le viiie siècle, la modification des routes commerciales et les séismes entraînent l’abandon progressif de la ville par ses habitants. Pétra a abrité à son apogée jusqu’à vingt-cinq mille habitants. Tombé dans l’oubli à l’époque moderne, le site est redécouvert par le monde occidental grâce à l’explorateur suisse Jean Louis Burckhardt en 1812.

Les nombreux bâtiments, dont les façades monumentales sont directement taillées dans la roche, en font un ensemble monumental et unique qui, depuis le 6 décembre 1985, est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

La zone autour du site est également, depuis 1993, un parc national archéologique.

Mésopotamie

En la Mésopotamie les dieux les plus importants étaient cosmiques (soleil, lune, astres). A cause de l’importance de Babylone à l’époque biblique, son dieu Marduk a pris une place centrale. Ce jeune dieu est nommé le roi des dieux après sa victoire sur Tiamât (chaos); c’est à partir de son corps qu’il construisit le monde. Cette victoire et l’intronisation de Marduk étaient célébrées chaque année à la fête de la Nouvelle Année. (Le culte d’Assur, dieu des Assyriens, était semblable à celui de Marduk.) La divination et la sorcellerie étaient très développées; il y avait des prêtres spécialistes en divination et, dans la vie quotidienne, les prêtres-sorciers avaient un rôle protecteur contre les esprits et les démons.

Quelques mythes babyloniens ont influencé le développement de la tradition hébraïque.

Persépolis

Persépolis (grec ancien Περσέπολις [Persépolis], « la cité perse »), Parsa en vieux-persan (persan تخت جمشید [Takht-e Jamshid], « le Trône de Jamshid »), était une capitale de l’empire perse achéménide.

Le site se trouve dans la plaine de Marvdasht, au pied de la montagne Kuh-e Rahmat, à environ 70 km au nord-est de la ville de Shiraz, province de Fars, Iran. Sa construction commence en 521 av. J.-C. sur ordre de Darius Ier.

Elle fait partie d’un vaste programme de construction monumentale visant à souligner l’unité et la diversité de l’empire perse achéménide, et à asseoir la légitimité du pouvoir royal. Elle fait appel à des ouvriers et artisans venus de toutes les satrapies de l’empire.

L’architecture résulte d’une combinaison originale des styles issus de ces provinces créant ainsi le style architectural perse ébauché à Pasargades, également retrouvé à Suse et Ecbatane. Cette combinaison des savoir-faire marque également les autres arts perses, comme la sculpture ou l’orfèvrerie. La construction de Persépolis se poursuit pendant plus de deux siècles, jusqu’à la conquête de l’empire et la destruction partielle de la cité par Alexandre le Grand en 331 av. J.-C.

Le site est plusieurs fois visité au cours des siècles par des voyageurs occidentaux, mais ce n’est qu’au xviie siècle qu’il est authentifié comme étant les ruines de la capitale achéménide. De nombreuses explorations archéologiques permettent par la suite de mieux en appréhender les structures, mais aussi l’aspect et les fonctions passés. Persépolis comprend un vaste complexe palatin érigé sur une terrasse monumentale qui supporte de multiples bâtiments hypostyles. Ces palais ont des fonctions protocolaires, rituelles, emblématiques, ou administratives précises : audience, appartements royaux, administration du trésor, accueil. À proximité de la Terrasse se trouvaient d’autres éléments : habitations de la ville basse, tombes royales, autels, jardins. De nombreux bas-reliefs sculptés sur les escaliers et portes des palais représentent la diversité des peuples composant l’empire. D’autres consacrent l’image d’un pouvoir royal protecteur, souverain, légitime, et absolu, ou désignent Xerxès Ier comme successeur légitime de Darius le Grand. Les multiples inscriptions royales persépolitaines cunéiformes rédigées en vieux-persan, babylonien, ou élamite, gravées à divers endroits du site, procèdent des mêmes buts, et précisent également pour certains bâtiments le roi ayant ordonné leur érection.

L’idée que Persépolis n’avait qu’une occupation annuelle et rituelle dédiée à la réception par le roi des tributs offerts par les nations assujetties de l’empire à l’occasion des cérémonies du nouvel an perse a longtemps prévalu. Il est maintenant certain que la cité était occupée en permanence et tenait un rôle administratif et politique central pour le gouvernement de l’empire. De nombreuses archives écrites sur des tablettes d’argiles découvertes dans les bâtiments du trésor et les fortifications ont permis d’établir ces rôles, et livrent des renseignements précieux sur l’administration impériale achéménide et la construction du complexe.

Persépolis est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979.