PASSION DES Civilisations MILLENAIRES, mysterieuses et sacrees
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Civilisations

Lieux Sacrés alignés

Lignes de Ley en Angleterre

D’après G. H. Piper, une ligne peut être tracée depuis la montagne Skirrid-fawr vers la Pierre d’Arthur au nord, passe par Hatterall Hill et les châteaux de Oldcastle, Longtown Castle, Urishay et Snodhill.

Les sites des pierres levées (menhirs), des collines rondes artificielles ou tumulus (qu’on prétend être d’anciennes structures funéraires) sont situés en ligne droite sur des kilomètres à travers la campagne.

Watkins remarque que ces lignes traversent des lieux dont les noms comportent le suffixe ley (ou lay, lee, leigh, lea, ly) – signifiant en anglo-saxon “espace dégagé” (ex. clairière, prairie ou couloir de dégagement). Sur une ligne de ley, des éléments du paysage sont physiquement repérables, puis sur le terrain avec d’autres éléments moins visibles, parfois enterrés.

Ligne Saint Michel / Atlas sur 600 km (Angleterre)
orientée sur le rayon du soleil levant du 8 mai – fête printanière Saint Michel
  • Depuis la pointe sud-ouest, en Cornouailles, au Saint-Michael’s Mount, une ile de forme pyramidale située dans Mount’s Bay
  • Traversée de sites célèbres comme : Glastonbury et Avebury, Saint Michel

D’où ligne St-Michel, anciennement ligne Atlas.

Géométrie des Sites, à partir d’une intersection commune
  • 8 lignes divergent depuis l’église de Wooburn (Buckinghamshire) ;
  • Triangle équilatéral de 10 km de côté : Stonehenge, le château de Grovely (Grove-ley) et Old Sarum (Salisbury) ;
  • Triangle rectangle : Glastonbury, Stonehenge et Avebury forment un triangle rectangle parfait, qui est orienté approximativement vers le nord. Le côté Glastonbury /Avebury est situé sur la ligne St-Michel.
Lignes sacrées germaniques

Existent des lignes sacrées en Allemagne centrale, reliant des sites antiques sur des centaines de kilomètres en ligne droite ou figures géométriques.

La mosaïque au sol de la cathédrale de Xanten représente une carte orientée des églises de la région : Les lignes orientées à l’ouest relient des centres dédiés au culte de la lune à d’autres orientées à l’est relient des centres dédiés au soleil.

Mystères d’Eleusis

En étudiant l’origine des noms de lieux (toponymes), on retrouve de façon récurrente “alesia” sur tout le territoire français (plus de 400 sites) : alesia sous ses formes indo-européennes Alaise, Alès, Alis ou Alles, signifie point de rencontre, lieu de halte lors des voyages…

Alésia est apparenté au mot grec Eleusis – dont le nom vient de la ville grecque située à 20 kilomètres d’Athènes, célèbre pour son culte consacré à Déméter et à sa fille Perséphone – Mystères d’Éleusis – à l’origine des cultes liés aux vierges noires répandus en Europe.

Une ligne de 4000 km depuis la Grêce, jusqu’en Irlande d’un côté, jusqu’en Israël, de l’autre

D’après Jean Richer (à la suite d’un rêve) et son frère Lucien, l’inaccessibilité des sites grecs est liée à la connexion entre les sanctuaires de Delphes (Oracle de la Terre-Mère) et Athènes (temple de l’Acropole dédié à Athéna), qui lui sont dédiés. Sur une carte, la ligne Delphes à Athènes se prolonge :

  • se prolonge sur l’île de Délos (lieu de naissance d’Apollon) et au temple d’Apollon de Kamiros sur l’île de Rhodes ;
  • traverse les sites sacrés dédiés à Artémis (Temple d’Agra) ;
  • s’étend jusqu’à l’extrémité de l’Irlande, à l’ile sacrée de Skellig Michael,
  • traverse de nombreux sites célèbres dédiés à St-Michel
    • comme Saint Michael’s mount (pointe de la Cornouailles),
    • le Mont Saint-Michel (Normandie),
    • La Sacra di San Michele (Alpes italiennes)
    • le sanctuaire Monte Sant’Angelo (péninsule italienne Gargano),
    • le temple d’Artémis (Corfou)
  • Depuis Delphes, Délos se prolonge jusqu’au Mont Carmel (Israël), se divisant en Israël et en Égypte, pour rejoindre La Mecque (Arabie Saoudite).

Saint-Michel est chrétien mais les sites qui lui sont dédiés sont d’origine pré-chrétienne : celle des druides vénérant les dieux du soleil et déesses-mères de la terre.

Archéo-astronomie
  • Grotte de Lascaux (Dordogne), orientée vers le soleil couchant du Solstice d’été
  • Château cathare Montségur orienté vers le soleil levant du solstice d’hiver et son donjon au nord-ouest orienté vers le solstice d’été
  • L’alignement des menhirs de Carnac (Finistère) orienté vers le soleil levant du solstice d’été jusqu’au cromlech à l’extrémité sud-ouest
Cercles de Goloring et Goseck (Allemagne

Le cercle de Goloring Rhénanie Palatinat) a des proportions similaires à celles de Stonehenge, comme horloge solaire géante, tandis que le cercle de Goseck (Saxe-Anhalta) comprend 3 cercles concentriques de terre avec chacun 3 ouvertures qui coïncident avec les levers et couchers du soleil aux solstices d’hiver et d’été.

Angleterre, Ecosse, Irlande…

Le site de pierres levées du Calanais ou Callanish (Écosse) forme un calendrier basé sur la position de la Lune, pointant vers la pleine Lune du milieu de l’été derrière une montagne lointaine appelée Clisham.

Même des rituels dans les églises, bâties à des époques plus récentes, ont des rituels pour célébrer le courant d’énergie qui coule selon les lignes qui les traversent, afin de distribuer cette énergie aux alentours et d’en faire bénéficier les récoltes.

En Irlande, l’entrée sud de NewGrange, en ligne avec un menhir et un tumulus, comporte un couloir d’entrée éclairé au premier rayon du solstice d’hiver, alors que d’autres couloirs sont dans l’axe d’une ligne de ley.

Amérique latine

“Allée des Morts” de Téotihuacan (Mexique)

L”allée des Morts” s’étire sur 4 km selon un axe presque nord-sud, avec une déviation de 15° 50′ vers l’est, avec au nord la “pyramide de la Lune” et au milieu la “pyramide du Soleil”, orientée vers le lever du soleil du 13 août (date Maya de commencement du monde).

Ruines de Tawanaku (Bolivie), proche du lac Titicaca

La porte du Soleil près de pyramides à degrés est orienté selon la carte du ciel de 15’000 ans avt JC,  ainsi que d’autres éléments du site, comme des quais situés à une distance du lac actuel qu’il couvrait alors.

Lignes larges tracées de manière rectiligne
  • Chaco Canyon (Mexique) : lignes larges de 9 m, en faisceau sur plus de 100 km
  • En Coba et Yaxuna (Péninsule du Yucutan) : routes mayas droites “sacbeob” longues de 100 km
  • En partant du Temple du Soleil à Cuzco : complexe inca de 42 ceques (lignes sacrées), soulignés de wak’as (huaca : rocher, empilement de pierres, source, grotte…) – stations de vénération
  • Depuis l’ancienne cité inca de Tiahuanaco (Bolivie), alignement traversant Cuzco, Machu Picchu, Vitcos (capitale des Incas en exil), Ollantaytampu, Cajmarca (lieu de capture du roi Atahualpa)
  • Depuis le désert de Nazca (Pérou), complexe de lignes tracées sur + de 500 km² avec des figures d’animaux (singe, condor, chien, araignée, baleine, lézard, serpent, grue, pélican, mouette, colibri, péroquet) et des spirales, ellipses…
  • Depuis le volcan Nevado Sajama (Bolivie),  lignes rectilignes sur un terrain de 22 525 km², avec des sanctuaires de vénération (rocher, cairn, source, grotte tumulus…)
  • Dans la région Arenal (Costa Rica), lignes au travers de la forêt tropicale montagneuse

Ollantaytambo

Ollantaytambo est une forteresse inca dont le nom signifie l’auberge d’Ollantay, du nom d’un guerrier. Elle fut le siège de combats acharnés entre Incas et Espagnols, Manco Inca s’y réfugiant pour tenter de fédérer la résistance inca après la chute de Cuzco.

Elle est située à 75 km au nord-ouest de Cuzco au Pérou, à 2 792 m d’altitude. Elle se trouve au point de jonction de la vallée de l’Urubamba et d’un ravin latéral sur la droite.

C’est l’un des seuls vestiges de l’architecture urbaine inca avec ses bâtiments, ses rues et ses patios. Dans la partie haute se trouvent les vestiges du temple, tout en porphyre rouge, les plus remarquables étant six blocs assemblés entre eux avec une grande précision par des blocs plus minces.

Ollantaytambo, renferment des pierres travaillées avec une admirable perfection; cependant ces constructions correspondent à une époque très ancienne et bien antérieure à l’histoire des Incas. Des analyses d’ADN ancien établissent la preuve d’un peuplement humain sur ce site au cours de la période 600 à 400 av. J.-C.

La taille des pierres est plus merveilleuse encore qu’à Cuzco, quoique le porphyre qui a servi à la construction de la forteresse d’Ollantaytambo soit plus dur et plus difficile à travailler que le calcaire des remparts de la ville du Soleil. Les blocs sont taillés presque dans la forme voulue et prêts à être installés. Parmi eux, on remarque à plusieurs endroits qu’ils sont travaillés afin de recevoir la pince d’arrêt en « T », comme cela existe dans les restes de Tiahuanaco.

Construction

Il est surprenant que ces blocs immenses aient pu être transportés de l’élévation où est située la carrière vers le sommet de la colline de Tambo. Ce qui est plus admirable encore, c’est que les pierres taillées arrivaient intactes à leur destination. Quels étaient donc leurs moyens de transport, puisque ni les distances, ni la dimension des matériaux, ni les obstacles de tout genre résultant de torrents à franchir ou de montagnes à escalader, ne constituaient des barrières suffisantes pour arrêter leurs travaux ? Le peu de documents qui ont survécu de cette histoire nous incite à considérer que les blocs furent transportés et montés jusqu’au temple par un système de plans inclinés dont on augmentait la longueur, à mesure que le travail gagnait en hauteur. On employait aussi, à cet effet, des cordes et des câbles que fabriquaient les Incas. Il faut aussi attribuer la réussite de ces vastes entreprises au caractère et à la patience des Incas. La difficulté était également vaincue par leur mode de vie. Pour bâtir les maisons particulières, toute la ville se mettait à l’œuvre, et pour les édifices publics, une ou plusieurs provinces, s’il le fallait ; de cette sorte, on suppléait par la puissance du nombre et par la force aux immenses ressources que l’art nous présente aujourd’hui. La population inca est estimée à 10 millions d’habitants environ.

Teotihuacan

Teotihuacan (qui s’orthographie également Teotihuacán1, avec un accent sur la dernière syllabe, même si cela ne correspond pas à la prononciation en nahuatl2), est un important site archéologique de la vallée de Mexico, contenant certaines des plus grandes pyramides méso-américaines jamais construites en Amérique précolombienne. Outre ses structures pyramidales, Teotihuacan est également connue pour ses grands complexes résidentiels, sa chaussée des Morts, et ses nombreuses peintures murales aux couleurs bien conservées.

La ville a sans doute été construite aux environs de 200 av. J.-C., et habitée jusqu’à sa chute entre les vie et viie siècles. À son apogée dans la première moitié du Ier millénaire, à l’Époque classique, Teotihuacan était la plus grande ville de toute l’Amérique précolombienne. À ce moment, elle pourrait avoir compté plus de 200 000 habitants, ce qui la plaçait à l’époque parmi les plus grandes villes du monde. La civilisation et le complexe culturel associé au site sont également désignés sous le nom de Teotihuacan ou Teotihuacano.

Bien que la question de savoir si Teotihuacan était au centre d’un Empire soit sujette à débat, son influence en Mésoamérique est bien documentée ; la preuve de l’existence de la civilisation de Teotihuacan, au moins par sa puissance politique et économique, peut être constatée dans de nombreux sites de l’État de Veracruz et de la région maya. L’origine ethnique des habitants de Teotihuacan fait également débat. Parmi les candidats possibles, citons les groupes ethniques constitués par les peuples nahuas, otomi ou totonaques. Certains chercheurs ont également suggéré que Teotihuacan aurait été un État multiethnique. Des fouilles archéologiques ont en effet montré que Teotihuacan comportait des quartiers distincts pour les Zapotèques, les Mixtèques ou les Mayas. Selon le chroniqueur espagnol Juan de Torquemada, les Totonaques affirmaient qu’ils en étaient les bâtisseurs3.

La cité se trouve à l’emplacement actuel des municipalités de San Juan Teotihuacán et de San Martín de las Pirámides, situées dans l’État de Mexico au Mexique, à environ 40 kilomètres au nord-est de la ville de Mexico et couvre une superficie totale de 82,66 km2 (19° 41′ N 98° 50′ O).

Le site a été inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987. C’est l’un des sites archéologiques les plus visités du Mexique4.

Le nom de Teotihuacan désigne la cité, mais aussi une civilisation dont l’influence, à son apogée, s’étendait à la plus grande partie de la Mésoamérique.

Civilisation de Teotihuacan

Des preuves archéologiques suggèrent que Teotihuacan était une ville multi-ethnique, avec des quartiers distincts occupés par les Otomi, les Zapotèques, les Mixtèques, les Mayas et des peuples nahuas. Les Totonaques ont toujours prétendu que c’était eux qui l’avaient construite. Les Aztèques ont colporté cette histoire, mais elle n’a pas été corroborée par les découvertes archéologiques.

En 2001, Terrence Kaufman a présenté des preuves linguistiques, suggérant qu’un important groupe ethnique de Teotihuacan était apparenté sur le plan linguistique à la famille des langues totonaques et /ou mixe-zoque36. Il utilise ce fait pour expliquer l’influence générale des langues totonaques et mixe-zoques sur beaucoup d’autres langues méso-américaines, dont les locuteurs n’avaient pas eu de contacts antérieurs connus avec l’un des groupes mentionnés ci-dessus. D’autres chercheurs soutiennent que le plus grand groupe ethnique représenté était celui des Otomis, parce que la langue otomi est connue pour avoir été parlée dans la région de Teotihuacan à la fois avant et après la période classique.

Site archéologique

Le souvenir des ruines imposantes de Teotihuacan n’a jamais été perdu. Après la chute de la ville, différents occupants ont vécu sur le site. Au temps des Aztèques, un pèlerinage se dirigeait vers la cité en ruines qui était considéré dans la mythologie aztèque comme l’endroit où aurait été créé le soleil et était identifiée au mythe de Tollan. Teotihuacan a étonné les conquistador espagnols au cours de la période qui a suivi la conquête. Dès le xvie siècle, les chroniqueurs espagnols s’y intéressèrent, notamment Bernardino de Sahagún, qui décrit ainsi ses principaux édifices :

« De Tamoachan, les nouveaux colons [aztèques] allaient faire des sacrifices au lieu appelé Teotihuacan où ils élevèrent deux monticules en l’honneur du soleil et de la lune… [Ils] sont comme des montagnes élevées à main d’homme. On les dirait naturels quoiqu’ils ne le soient pas. »
Teotihuacan, qui était déjà un des lieux les plus visités du Mexique au xixe siècle, demeure une destination prisée des touristes. Un musée y a été ouvert. Depuis 1987, le site de Teotihuacan est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Disposition du site

Le site archéologique de Teotihuacan couvre une superficie de 25 km2, dont seuls 2 % ont fait l’objet de fouilles systématiques44. Il est orienté nord-sud avec une déviation de 15° 50′ vers l’est. Une théorie avance que cela est dû au fait que le soleil se levait selon ce même angle pendant la même journée d’été chaque année. Les colons utilisaient l’alignement pour calibrer leur perception du temps ou comme marqueur pour la plantation des cultures ou pour accomplir certains rituels. Une autre théorie serait qu’il existe de nombreux sites antiques en Méso-Amérique, qui semblent être orientés vers la plus haute montagne d’une zone donnée. Cela semble être le cas à Teotihuacan, bien que la montagne vers laquelle la cité est orientée ne soit pas visible de l’intérieur du complexe de Teotihuacan en raison d’une étroite crête de montagne45. Des cercles de croix placées dans la ville et la région proche indiquent comment les gens ont réussi à maintenir la trame urbaine sur de longues distances. Il leur a également permis d’orienter les pyramides vers la montagne lointaine qui était hors de vue. Sous la forme qui se présente à nous, la cité est divisée en quatre quadrants par deux grandes artères qui se coupent à l’emplacement de la « Citadelle » et du « Grand Ensemble ». D’un point de vue religieux, cette disposition constitue un cosmogramme, c’est-à-dire la représentation symbolique du monde sur un plan horizontal, ici à l’échelle d’une ville, avec en son centre un bâtiment qui en constitue le pivot, l’axe vertical. On retrouve une telle disposition à Tenochtitlan, la capitale des Aztèques.

La ville est dessinée à partir d’un axe central, l’« allée des Morts » (traduction de son nom nahuatl Miccoatli) qui traverse le site du nord au sud sur une perspective d’environ quatre kilomètres et d’environ quatre-vingt dix mètres dans sa plus grande largeur, avec au nord la « pyramide de la Lune », au sud le quadrilatère de la « Citadelle » et à mi-chemin, la plus haute structure de la ville, la « pyramide du Soleil ». De part et d’autre de l’« allée des Morts » se dressent de nombreux temples consacrés aux dieux secondaires.

Nazca

Découverts en 1926 dans le sud du Pérou, les géoglyphes de Nazca (ou de Nasca) sont de grandes figures tracées sur le sol (géoglyphes), souvent d’animaux stylisés, parfois simples lignes longues de plusieurs kilomètres, qui se trouvent dans le désert de Nazca.
 
Le sol sur lequel ils se dessinent est couvert de cailloux que l’oxyde de fer a colorés en rouge. En les ôtant, les Nazcas ont fait apparaître un sol gypseux grisâtre, découpant les contours de leurs figures.
 
Ces géoglyphes sont le fait de la civilisation Nazca, une culture pré-incaïque du Sud du Pérou qui se développa entre 300 av. J.-C. et 800 de notre ère. Ils ont été réalisés entre 400 et 6501. Les lignes et géoglyphes de Nazca et de Pampas de Jumana sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1994.
 
Les Géoglyphes de Nazca sont visibles. Les Nazcas réalisaient les figures à grande échelle, probablement à l’aide de procédés géométriques simples comme le carroyage. Les pieux retrouvés sur le Grand Rectangle (300 pieux pour ce rectangle de 800 m de long et 100 m de large) semblent confirmer que ces dessins ont été tracés par simple carroyage : le dessin est quadrillé, puis reporté sur le sol où l’on a pris soin de tirer des cordages qui reproduisent les mêmes carrés à une plus grande échelle. Les dessins, gravés à la surface de la pampa, prennent la forme d’animaux : singe, oiseau-mouche (colibri), condor, jaguar, araignée, orque, héron, pélican. On trouve aussi des figures géométriques : lignes, spirales, ellipses, trapèzes et triangles. On a déjà dénombré plus de 350 dessins distincts. Ils franchissent les ravins, escaladent les collines sans que leur forme ni la rectitude apparente des lignes en soient affectées. La plupart des figures sont constituées d’une seule ligne ne se recoupant jamais.
 
Ces tracés représentent les divinités animales du panthéon religieux des Nazcas. On a retrouvé, associées aux lignes, diverses poteries reprenant les mêmes motifs stylisés que les géoglyphes.
 
Les rites des Nazcas Kawatchi est la capitale cérémonielle. Cette cité est composée de nombreux temples et terrasses, mais aussi de pyramides où les Nazcas venaient, soit pour y faire des offrandes de têtes humaines, soient pour être sacrifiés au centre du temple (Giuseppe Orefici, archéologue). C’est près de ce temple que l’on trouve la plus grande concentration de géoglyphes.

Calendrier astronomique

D’après la mathématicienne allemande Maria Reiche, qui a consacré la majeure partie de sa vie à l’étude archéologique et à la préservation du site, les géoglyphes formeraient un immense calendrier astronomique, dont les lignes pointent vers des étoiles remarquables ou des constellations. Cette théorie fut contestée en 1968 par l’astrophysicien américain Gerald Hawkins, d’après les recherches qu’il avait réalisées en se fondant sur des calculs informatiques. En reconstituant la carte du ciel telle qu’elle était à l’époque des Nazca, il affirma avoir démontré que 80 % des géoglyphes n’avaient aucune relation avec les constellations importantes.Toutefois, ses recherches furent finalement démolies à cause d’une erreur de méthodologie grave. Il avait reconstitué la carte du ciel en se fondant sur celle de Stonehenge, qui n’est pas dans le même hémisphère. Selon Maria Reiche, la figure de l’araignée serait une projection anamorphique de la constellation d’Orion. Trois des lignes droites aboutissant à la figure auraient servi à suivre les déclinaisons des trois étoiles de la ceinture d’Orion. Cependant, elle ne fournit aucune explication pour les 12 autres lignes de la figure, ainsi que le fait remarquer Anthony F. Aveni.

Site rituel

Les figures ont été associées au chamanisme. La plupart d’entre elles se trouvent près de sites préhistoriques d’art rupestre qui présentent des images similaires, mais à une plus petite échelle. Les chamans prenaient des substances hallucinogènes qui leur permettaient de voir leur animal-pouvoir, une pratique courante en Amérique du Sud et particulièrement en Amazonie. Certaines des drogues utilisées pendant les cérémonies rituelles donnent la sensation de voler dans les airs ; ce serait la raison pour laquelle les géoglyphes auraient été créés pour être vus du ciel. Cette explication est toutefois contredite par le fait que ces formes se voient depuis le sommet des collines environnantes, d’où elles furent découvertes par l’archéologue péruvien Toribio Mejia Xesspe en 19278.

Sacsayhuamán

Sacsayhuaman

Sacsayhuamán

C’est une forteresse inca située à deux kilomètres de la ville de Cuzco au Pérou.Construite à l’origine dans un but défensif, la forteresse se trouve à 3 700 m d’altitude.
 
Elle a la forme d’une tête de puma, animal sacré dans la tradition inca.
 
Cette immense forteresse, fut érigée à l’initiative de l’inca Pachacutec et sur les plans de son architecte Huallpa Rimachi. L’œuvre fut poursuivie sous le règne de Tupac Yupanqui, et peut-être achevée sous celui de Huayna Capac.
 
On estime que plus de 20 000 hommes travaillèrent pendant 50 ans à sa construction. Elle est composée de trois remparts parallèles longs de 600 m, disposés en zigzag, lesquels sont constitués de blocs monolithiques, (le plus grand mesure 9 m de haut, 5 m de large et 4 m d’épaisseur, pour un poids d’environ 350 tonnes) parfaitement assemblés et encastrés les uns dans les autres.
 
La technique utilisée pour transporter et assembler de telles masses reste un mystère.
 
Il faut savoir que ces civilisations ne connaissaient pas la roue !
 
Les enceintes, qui mesurent à peu près 360 m de long, sont reliées par des escaliers et des portes trapézoïdales.
 
En 1533, le chroniqueur espagnol Sancho Pedro de la Hoz écrivait à son sujet : « Dans tout le pays, vous ne trouverez pas de murailles aussi magnifiques. Elles sont composées de pierres si grandes, que personne ne peut croire qu’elles y aient été amenées par des êtres humains…
 
Ni l’aqueduc de Ségovie, ni aucune autre construction réalisée par Hercule ou par les Romains ne peut être comparée à celle-ci. »
 
La forteresse était garnie de trois tours dont il reste les fondations :

  • La tour ronde de Muyomarca abritait l’Inca et sa cour pendant les périodes de méditation et de jeûne.
  • Celle de Paucamarca avait une fonction religieuse et était vouée au culte du Soleil. Sa base au sol est constituée d’un cercle de pierres d’une douzaine de mètres de diamètre et d’une structure en étoile dont la signification n’est pas éclaircie. D’après la légende, elle était reliée au temple du Soleil par un réseau de galeries souterraines.
  • Celle de Sullamarca était réservée à la garnison et abritait des dépôts de nourriture, d’armes et de vêtements.
  • Les murs en dents de scie du site Inca de Sacsayhuamán surplombant l’ancienne capitale Inca, Cusco, au Pérou.

Les murs en dents de scie du site Inca de Sacsayhuamán surplombant l’ancienne capitale Inca, Cusco, au Pérou.
 
Construite par l’inca Pachacutec vers le milieu du xve siècle, à la suite de l’attaque de Cusco en 1438, elle fut finalement achevée par les incas qui suivirent (Tupac Yupanqui, Huayna Capac). Sous les murs de Sacsayhuaman se joua l’un des derniers épisodes de la conquête du Pérou.
 
En 1536, lors du soulèvement de Manco Inca, les Espagnols qui tenaient le centre de Cuzco furent assaillis de toutes parts par des milliers de soldats incas. Ils réussirent de justesse à conserver leurs positions et tentèrent de desserrer l’étau par une contre-attaque sur Sacsayhuaman qui se solda par un échec : Juan Pizarro, le plus jeune des quatre frères, y fut mortellement blessé. La bataille donna lieu à l’héroïque épisode du capitaine inca Cahuide, passé à la postérité : alors que les Espagnols assaillaient la tour où il s’était retranché avec plusieurs guerriers, il préféra sauter dans le vide et alla s’écraser au pied de celle-ci plutôt que de se rendre. Le siège de Sacsayhuaman a été relaté par un témoin oculaire de la bataille, Pedro Pizarro (le cousin des quatre frères), dans sa chronique Relacion del descubrimiento y conquista del Peru, rédigée en 1571.
 
Selon l’archéologie classique c’est la culture Killke qui a construit la partie la plus ancienne du site il y a près de mille ans.
 
Toutefois les Incas croyaient que le site avait été construit par un ancien peuple de race inconnue, dirigé par un Dieu puissant descendu du ciel.
 

Inti Raymi

 
Chaque année, le 24 juin, est célébré l’Inti Raymi, la fête du soleil. C’est le jour du solstice d’hiver dans l’hémisphère Sud, celui dont la durée est la plus courte. Adorateurs du soleil et astronomes émérites, les Incas effectuaient des incantations pour son retour.
 

 

Site de Qenko

 
Ce site archéologique est situé à 6 km de la ville de Cuzco et à 3 580 md’altitude.
 
En quechua, Qenko (aussi écrit Kenko, Kenco, Quenko ou Q’enko) signifie« labyrinthe ».
 
Le labyrinthe de Qenko est caractérisé par ses canaux en zigzag et sa pierre placée au centre à la façon d’un autel.
 
Il s’agit possiblement d’un lieu de culte où jadis les Incas adoraient le Soleil et la Lune.