PASSION DES Civilisations MILLENAIRES, mysterieuses et sacrees
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Pays

Lieux Sacrés alignés

Lignes de Ley en Angleterre

D’après G. H. Piper, une ligne peut être tracée depuis la montagne Skirrid-fawr vers la Pierre d’Arthur au nord, passe par Hatterall Hill et les châteaux de Oldcastle, Longtown Castle, Urishay et Snodhill.

Les sites des pierres levées (menhirs), des collines rondes artificielles ou tumulus (qu’on prétend être d’anciennes structures funéraires) sont situés en ligne droite sur des kilomètres à travers la campagne.

Watkins remarque que ces lignes traversent des lieux dont les noms comportent le suffixe ley (ou lay, lee, leigh, lea, ly) – signifiant en anglo-saxon “espace dégagé” (ex. clairière, prairie ou couloir de dégagement). Sur une ligne de ley, des éléments du paysage sont physiquement repérables, puis sur le terrain avec d’autres éléments moins visibles, parfois enterrés.

Ligne Saint Michel / Atlas sur 600 km (Angleterre)
orientée sur le rayon du soleil levant du 8 mai – fête printanière Saint Michel
  • Depuis la pointe sud-ouest, en Cornouailles, au Saint-Michael’s Mount, une ile de forme pyramidale située dans Mount’s Bay
  • Traversée de sites célèbres comme : Glastonbury et Avebury, Saint Michel

D’où ligne St-Michel, anciennement ligne Atlas.

Géométrie des Sites, à partir d’une intersection commune
  • 8 lignes divergent depuis l’église de Wooburn (Buckinghamshire) ;
  • Triangle équilatéral de 10 km de côté : Stonehenge, le château de Grovely (Grove-ley) et Old Sarum (Salisbury) ;
  • Triangle rectangle : Glastonbury, Stonehenge et Avebury forment un triangle rectangle parfait, qui est orienté approximativement vers le nord. Le côté Glastonbury /Avebury est situé sur la ligne St-Michel.
Lignes sacrées germaniques

Existent des lignes sacrées en Allemagne centrale, reliant des sites antiques sur des centaines de kilomètres en ligne droite ou figures géométriques.

La mosaïque au sol de la cathédrale de Xanten représente une carte orientée des églises de la région : Les lignes orientées à l’ouest relient des centres dédiés au culte de la lune à d’autres orientées à l’est relient des centres dédiés au soleil.

Mystères d’Eleusis

En étudiant l’origine des noms de lieux (toponymes), on retrouve de façon récurrente “alesia” sur tout le territoire français (plus de 400 sites) : alesia sous ses formes indo-européennes Alaise, Alès, Alis ou Alles, signifie point de rencontre, lieu de halte lors des voyages…

Alésia est apparenté au mot grec Eleusis – dont le nom vient de la ville grecque située à 20 kilomètres d’Athènes, célèbre pour son culte consacré à Déméter et à sa fille Perséphone – Mystères d’Éleusis – à l’origine des cultes liés aux vierges noires répandus en Europe.

Une ligne de 4000 km depuis la Grêce, jusqu’en Irlande d’un côté, jusqu’en Israël, de l’autre

D’après Jean Richer (à la suite d’un rêve) et son frère Lucien, l’inaccessibilité des sites grecs est liée à la connexion entre les sanctuaires de Delphes (Oracle de la Terre-Mère) et Athènes (temple de l’Acropole dédié à Athéna), qui lui sont dédiés. Sur une carte, la ligne Delphes à Athènes se prolonge :

  • se prolonge sur l’île de Délos (lieu de naissance d’Apollon) et au temple d’Apollon de Kamiros sur l’île de Rhodes ;
  • traverse les sites sacrés dédiés à Artémis (Temple d’Agra) ;
  • s’étend jusqu’à l’extrémité de l’Irlande, à l’ile sacrée de Skellig Michael,
  • traverse de nombreux sites célèbres dédiés à St-Michel
    • comme Saint Michael’s mount (pointe de la Cornouailles),
    • le Mont Saint-Michel (Normandie),
    • La Sacra di San Michele (Alpes italiennes)
    • le sanctuaire Monte Sant’Angelo (péninsule italienne Gargano),
    • le temple d’Artémis (Corfou)
  • Depuis Delphes, Délos se prolonge jusqu’au Mont Carmel (Israël), se divisant en Israël et en Égypte, pour rejoindre La Mecque (Arabie Saoudite).

Saint-Michel est chrétien mais les sites qui lui sont dédiés sont d’origine pré-chrétienne : celle des druides vénérant les dieux du soleil et déesses-mères de la terre.

Archéo-astronomie
  • Grotte de Lascaux (Dordogne), orientée vers le soleil couchant du Solstice d’été
  • Château cathare Montségur orienté vers le soleil levant du solstice d’hiver et son donjon au nord-ouest orienté vers le solstice d’été
  • L’alignement des menhirs de Carnac (Finistère) orienté vers le soleil levant du solstice d’été jusqu’au cromlech à l’extrémité sud-ouest
Cercles de Goloring et Goseck (Allemagne

Le cercle de Goloring Rhénanie Palatinat) a des proportions similaires à celles de Stonehenge, comme horloge solaire géante, tandis que le cercle de Goseck (Saxe-Anhalta) comprend 3 cercles concentriques de terre avec chacun 3 ouvertures qui coïncident avec les levers et couchers du soleil aux solstices d’hiver et d’été.

Angleterre, Ecosse, Irlande…

Le site de pierres levées du Calanais ou Callanish (Écosse) forme un calendrier basé sur la position de la Lune, pointant vers la pleine Lune du milieu de l’été derrière une montagne lointaine appelée Clisham.

Même des rituels dans les églises, bâties à des époques plus récentes, ont des rituels pour célébrer le courant d’énergie qui coule selon les lignes qui les traversent, afin de distribuer cette énergie aux alentours et d’en faire bénéficier les récoltes.

En Irlande, l’entrée sud de NewGrange, en ligne avec un menhir et un tumulus, comporte un couloir d’entrée éclairé au premier rayon du solstice d’hiver, alors que d’autres couloirs sont dans l’axe d’une ligne de ley.

Amérique latine

“Allée des Morts” de Téotihuacan (Mexique)

L”allée des Morts” s’étire sur 4 km selon un axe presque nord-sud, avec une déviation de 15° 50′ vers l’est, avec au nord la “pyramide de la Lune” et au milieu la “pyramide du Soleil”, orientée vers le lever du soleil du 13 août (date Maya de commencement du monde).

Ruines de Tawanaku (Bolivie), proche du lac Titicaca

La porte du Soleil près de pyramides à degrés est orienté selon la carte du ciel de 15’000 ans avt JC,  ainsi que d’autres éléments du site, comme des quais situés à une distance du lac actuel qu’il couvrait alors.

Lignes larges tracées de manière rectiligne
  • Chaco Canyon (Mexique) : lignes larges de 9 m, en faisceau sur plus de 100 km
  • En Coba et Yaxuna (Péninsule du Yucutan) : routes mayas droites “sacbeob” longues de 100 km
  • En partant du Temple du Soleil à Cuzco : complexe inca de 42 ceques (lignes sacrées), soulignés de wak’as (huaca : rocher, empilement de pierres, source, grotte…) – stations de vénération
  • Depuis l’ancienne cité inca de Tiahuanaco (Bolivie), alignement traversant Cuzco, Machu Picchu, Vitcos (capitale des Incas en exil), Ollantaytampu, Cajmarca (lieu de capture du roi Atahualpa)
  • Depuis le désert de Nazca (Pérou), complexe de lignes tracées sur + de 500 km² avec des figures d’animaux (singe, condor, chien, araignée, baleine, lézard, serpent, grue, pélican, mouette, colibri, péroquet) et des spirales, ellipses…
  • Depuis le volcan Nevado Sajama (Bolivie),  lignes rectilignes sur un terrain de 22 525 km², avec des sanctuaires de vénération (rocher, cairn, source, grotte tumulus…)
  • Dans la région Arenal (Costa Rica), lignes au travers de la forêt tropicale montagneuse

Penghu

Le Penghu ou Pescadores (îles chinois: 澎湖縣; pinyin: Penghu Xian) sont un archipel de 64 îles et îlots dans le détroit de Taiwan entre la Chine continentale et Taiwan. La plus grande ville est Magong, situé sur la plus grande île, qui est également nommé Penghu. Couvrant une superficie de 141 kilomètres carrés (54 milles carrés), l’archipel fait collectivement Penghu County de Taiwan. Il est le deuxième plus petit comté dans le pays après Lienchiang.

Ruines

Le mur de l’Ancienne ville sous marine de Hujing

Dans la profondeur de l’eau entre 25 à 30 mètres, il y a des murs plats de roche s’étendant sur plus de 100 mètres sur environ un mètre de hauteur et 50 centimètres d’épaisseur. Les murs sont disposés dans une direction est-ouest. Certaines des sections murales ont des pavés arrondis la longue formation linéaire de la structure sous-marine de roche provient certainement de travaux et n’est probablement pas naturel. Selon des scientifiques, il y a des explications normales pour les formations de roche linéaires. Le professeur Tsao Nu-chung, chef de section à l’enquête géologique centrale de Taiwan, a dit que les basaltes d’inondation et d’autres types d’éruptions volcaniques de lave peuvent également créer ces formations linéaires, dues aux joints inhérents et aux structures planaires des roches plutoniques.

Ces ruines sont peut être celles de la civilisations perdues et légendaires des eaux de Penghu, entendues dans de vieux folklores et mythes taiwanais. Elles auraient entre 7.000 ans et 12.000 ans.

Il pourrait y avoir eu une ville dans ces eaux, maintenant submergée sous l’océan pacifique! Selon les rapports d’anciennes Archives du Conté de Penghu on lit, si l’on regarde de très haut au-dessus de Hujing, on peut voir une longue ligne de remparts sous la mer. On l’appelle habituellement le “La profonde piscine de Hujing”. En 1982, des plongeurs professionnels ont trouvé l’emplacement précis de la ville engloutie de Hujing. de l’île de Penghu!

L’ancien mur était en forme de croix. Les mesures au compas montrent qu’il indique avec exactitude les directions nord-sud et ouest est à angle droit. Le mur fut principalement construit en pierre de basalte et était recouvert d’algues. Il avait environ 160 mètres d’ouest en est, et environ 180 mètres du nord au sud. Il est épais d’environ 1.5 mètres sur le haut et d’environ 2.5 mètres sur le bas. Certaines parties sont inégales à cause de l’érosion, cependant les interfaces entre les pierres sont très serrées. Au nord, il y a une construction ronde en forme d’assiette. Le diamètre du mur extérieur est de prés de 20 mètres, avec un mur intérieur de prés de 15 mètres.

A ce moment, quelques personnes pensèrent que la cité engloutie était en réalité une extension de Huljing s’enfonçant dans la mer. Cependant, les recherches des géologues indiquèrent que si le mur était formé de rochers naturels, il aurait été intact et d’une seule pièce. D’un autre coté, s’il était de la main de l’homme, il devrait avoir des parties distinctes. De plus, si le mur est très long et droit, il est très probablement construit par l’homme. Spécifiquement , les pierres sont toutes de tailles similaires, avec des angles droits, et un enduit entre les pierres. De même, les endroits creux sur le mur étaient en forme de croix, avec des interfaces plates et lisses. Ceci correspond totalement aux standards de construction d’aujourd’hui.

Graham Hancock, un écrivain anglais, est reconnu dans le monde entier pour ses livres, comme Les Empreintes des Dieux. En août 2001, lui et sa femme ont rejoint les chercheurs chinois et japonais pour explorer cette région. Il a expliqué que les pierres de la cité sous-marine engloutie sont clairement différentes des structures de pierres naturelles, en faisant plus probablement une construction d’origine humaine. Apparemment, les pierres de la cité sous-marine engloutie de Hujing sont positionnées exactement du nord au sud, et de l’ouest à l’est. Ces pierres ont aussi des surfaces plates et lisses; Elles sont alignées de façon si serrée que seul un couteau fin peut s’infiltrer entre les joints. L’opinion de Hancock est que ceci est de la main de l’homme et ne peut pas être un produit naturel.

http://secretebase.free.fr/civilisations/ruines/pacifique/pacifique.htm

Archipel Kerama

L’archipel Kerama (慶良間諸島, Kerama shotō?), ou îles Kerama, est un groupe d’îles au sud-ouest du Japon, faisant partie de l’archipel Ryūkyū et donc de la préfecture d’Okinawa, au nord-est de l’île de Taïwan

Cet archipel est situé au sud-ouest d’Okinawa Hontō, et est parfois considéré comme partie de l’archipel Okinawa. On y parle l’okinawaïen, qui fait partie des langues ryukyu.

À partir du 5 mars 2014, l’archipel deviendra le 31e parc national au Japon, le second à Okinawa avec le parc national d’Iriomote-Ishigaki.

Labyrinthe

Au large de l’une des îles Kerama, Japon, à une profondeur de 27 à 33 mètres maintenant, se trouve un dédale de structures pierreuses dénommé le labyrinthe de Kerama, constitué de cercles de rocs, on n’a pu déterminer encore s’il s’agit de phénomènes d’érosions naturels ou de structures travaillées et taillées dans la roche. On sait que cette terre était pour la dernière fois au-dessus du niveau de la mer il y a environ 10.000 ans. La disposition de ces pierres sont à rapprocher aux ruines de l’île d’Andros aux Caraïbes, à “l’œuf centre du monde” de l’île de Pâques ou encore aux structures sous-marines de Yonaguni ou des Bahamas, vers Bimini…

Des trous circulaires symétriques sont au sommet d’un plateau qui s’étale entre 5 et 20 mètres sous l’eau, proche de la côte d’Aguni. Il est très possible que ces trous aient été des puits, lorsque le sommet du plateau était au-dessus de l’eau…

Des îles ont souvent été employées comme cimetières dans le passé, il est possible aussi que ces trous soient d’antiques tombes, ce qui expliquerait le fait que certains possèdent deux chambres, une verticale en bas, et une horizontale sur le côté : la manière la plus simple pour un deuxième enterrement dans le même espace sans déranger le premier.

Ces fonds marins étaient donc à l’air libre vers -10.000 ans Avant JC… à l’époque des fameux peuples préhistoriques Jomon…

Les Aïnous : Un peuple au Japon… 1000 ans avant les japonais. C’est vers – 1300 Avant JC que les Aïnous s’installent à Hokkaidō au Japon actuel, mais aussi dans les régions russes aujourd’hui telles que les îles Kouriles, l’île de Sakhaline et le sud de la péninsule du Kamtchatka. Ils sont donc installés au Japon 1000 ans avant que le peuple de Wa, les ancêtres des japonais d’aujourd’hui (peuple Yamato issu des Wa). Une chose est certaine : les Aïnous actuels (encore quelques milliers alors qu’ils ont dû se cacher ou cacher leurs origines très longtemps à cause du racisme) ne ressemblent pas aux japonais : Morphologiquement, les Aïnous ne ressemblent pas aux Japonais. Bien que leur peau soit cuivrée comme celle des Asiatiques, leur morphologie rappelle celle des Aborigènes d’Australie : ils sont plus grands, leur carrure et pilosité sont plus affirmées, leur peau est plus claire, leur visage est moins lisse, leur arcade sourcilière est développée, et leurs yeux ne sont pas bridés. Les publications d’Alfred Smith Bickmore (American Museum of Natural History et American Journal of Science, 1868) ont fait état de ces caractéristiques physiques, les associant alors au type caucasien, à partir des thèses de l’anthropologue allemand Erwin Bälz (1849-1913). L’anthropologue canadien Reginald Ruggles Gates (1882-1962) a ensuite soutenu la thèse d’origines australoïdes (tels que les Andamanais) et mongoloïdes (peuples de langues tibéto-birmanes). Les études génétiques récentes apportent de nouvelles informations quant à leurs relatifs les plus proches. Les Aïnous sont le seul peuple de la période Jōmon à ne pas avoir subi de brassage génétique avec les peuples de la période Yayoi, arrivés plus tard de la péninsule Coréenne. De ce fait, ils sont proches des habitants des îles Ryūkyū (Yonaguni), qui sont aussi issus des peuples Jōmon et ont été peu mixés avec les peuples Yayoi. Les Japonais sont issus du mélange entre Jōmon et immigrants de Corée.

Certains scientifiques ont avancé le fait que les Aïnous descendent d’un groupe ethnique préhistorique qui aurait aussi engendré les aborigènes d’Australie. Cette hypothèse se base sur la découverte d’ossements de la période Jōmon datant d’il y a 10 000 ans. Ces ossements possèdent un faciès semblable à celui des peuples d’Australie et de Nouvelle-Guinée. Le géographe français Jean Delvert avançait que l’architecture des maisons traditionnelles des Aïnous (sur pilotis, avec des cloisons végétales) étant proche de celle des anciennes habitations proto-Malaises, une origine des Aïnous dans le sud-est asiatique n’est pas à exclure.

Les tests génétiques effectués sur les Aïnous montrent qu’ils font partie de l’Haplogroupe D du chromosome Y3. Or cet haplogroupe est rare et n’est retrouvé en quantité significative qu’au Tibet et dans les îles Andaman ce qui suggère une parenté avec certains peuples tibétains, mais également australoïdes. Mais il y a aussi un fort mélange avec un peuple sibérien, les Nivkhes, dont ils partagent en partie la langue (qui est un isolat unique et retrouvé nulle part ailleurs)…

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/le-labyrinthe-de-kerama.html

Pyramides chinoises

La Chine compte de très nombreux tumuli de forme pyramidale, appelés pyramides chinoises par les premiers Européens à les avoir découverts. La plupart sont situés dans un rayon de 100 km autour de la ville de Xi’an, chef-lieu de la province de Shaanxi en Chine centrale. Ils ont longtemps fait l’objet de controverses, en raison notamment du souci de secret des autorités chinoises, et de leur mauvais état de conservation qui les rend souvent semblables à de simples buttes naturelles.

Localisation de la ville de Xi’an

Découverte par les Occidentaux

En 1667, le père jésuite Athanasius Kircher évoque les pyramides chinoises dans son ouvrage China Monumentis Illustrata.

En 1741, Antoine Banier dans son Histoire générale des cérémonies religieuses de tous les peuples du monde, représentées en 243 figures dessinées de la main de Bernard Picard ; avec des explications historiques et curieuses par M. l’abbé Banier et par M. l’abbé Le Mascrier, citant le père Athanasius Kircher, évoque les pyramides chinoises.

L’existence de « pyramides » en Chine est restée confidentielle dans le monde occidental jusque dans les années 1910. Elles furent découvertes en grand nombre autour de Xi’an, d’une part en 1912 par Fred Meyer Schroder et Oscar Maman, et d’autre part en 1913 par la Mission Segalen.

En 1945, un pilote américain du nom de James Gaussman a pris dans les Monts Qinling une photographie aérienne de ce qu’il qualifia de « grande pyramide blanche », qu’il n’a pas été possible d’identifier ni de situer avec certitude jusqu’à présent. Cette photo fut publiée par le New York Times le 18 mars 1947.

Il fallut attendre encore une cinquantaine d’années (1994) pour qu’un occidental, l’écrivain et chercheur allemand Hartwig Hausdorf, obtienne une autorisation de visite. Dans son livre Die Weisse Pyramide (traduit en anglais sous le titre The Chinese Roswell), il se servit de l’existence des pyramides pour étayer ses théories sur de supposées visites d’extra-terrestres dans ces régions.

Connaissances actuelles[modifier | modifier le code]
Ces « pyramides » sont des tumuli abritant la sépulture d’une haute personnalité. Ils sont situés pour la plupart dans la province du Shaanxi, dans la vallée de la rivière Wei. Les plus grands d’entre eux, au nombre de 65, sont les sépultures des empereurs ; les sépultures des impératrices, princes, princesses ou hauts fonctionnaires sont de plus petite taille ; on en dénombre plus de 2001.

Certaines de ces « pyramides » sont des collines naturelles, dans lesquelles on a creusé une chambre funéraire accessible par un tunnel. La plus grande d’entre elles est celle de l’empereur Taizong (599-649)1.

Les plus nombreuses sont des monticules construits en terre. Les plus grandes sont la sépulture de l’empereur Qin Shi Huang (v.259-210 av. J.-C.), de près de 350 m de côté et d’environ 50 m de hauteur, et celle de l’empereur Wudi (156-87 av. J.-C.), d’environ 230 m de côté et près de 50 m de hauteur ; la « grande pyramide blanche » dont parle James Gaussman serait probablement cette dernière1. En raison de l’érosion naturelle, et de l’activité destructrice des paysans alentour, elles sont souvent en mauvais état de conservation, et, pour les plus petites, parfois difficiles à distinguer de simple buttes sans forme particulière.

La politique chinoise en matière de patrimoine privilégie la conservation et la restauration des sites visibles et limite les fouilles au maximum, encouragée à la prudence par des expériences négatives du passé. En effet, certains objets découverts dans les années 1950 et 1960, dont des soieries, ont été endommagés du fait de l’insuffisance des techniques de conservation. D’autres découvertes ont été détruites lors de la révolution culturelle, comme la dépouille de l’empereur Wanli (1563-1620)2.

Principales pyramides-tumuli

Mausolée de l’empereur Qin

Pyramides-tumuli du Shaanxi, les plus nombreuses. Beaucoup ont été découvertes dans un rayon d’une centaine de kilomètres autour de Xi’an, ancienne capitale de la Chine (avec Luoyang au Henan). Près de soixante-dix empereurs y eurent leur résidence principale ; les tombeaux royaux et aristocratiques, typiquement sous forme de tumulus, y sont donc extrêmement nombreux. Beaucoup restent à découvrir et la plupart à explorer3.
Mausolée de l’empereur Qin, premier empereur de Chine
Maoling (茂陵) près de Xianyang, site des tombeaux de Han Wudi et de quelques membres de sa famille ou fidèles
Les dix-huit mausolées des empereurs Tang (唐十八陵) dans la vallée de la Wei au nord des monts Qinling ; certains sont parmi les plus grands mausolées chinois, comme Qianling (乾陵), tombeau commun de l’empereur Gaozong et de l’impératrice Wu Zetian ; il s’agit d’une colline naturelle façonnée par l’homme pour lui donner une forme régulière.
Tumulus de Huangdi situé à Qiaoshan (橋山) dans le district de Huangling (Yan’an). Le temple où le « père de la civilisation chinoise » fait l’objet d’un culte officiel depuis le VIIe siècle, restauré sous les Ming, se prétend construit au-dessus de son tumulus funéraire. Aucune tentative n’a été faite pour vérifier cette assertion.

Tumulus et pyramide de Shaohao

Pyramides-tumuli du Shandong

Tumuli des ducs Tian de Qi (齊田王陵) près de Zibo. Deux tumuli situés près du mont Dingzushan (鼎足山) seraient, selon la tradition, les tombeaux des ducs Huan et Jing (景公) des VIIe et Ve siècles av. J.-C., mais les archéologues contemporains proposent plutôt comme occupants des souverains du IVe siècle av. J.-C., le comte Yan (齊田侯剡) et le duc Huan (桓公午) du clan Tian. Quatre autres tumuli se trouvent près du mont Nanshan (南山) et seraient les mausolées des ducs-rois Wei (威王), Xuan (宣王), Min (閔王) et Xiang (襄王) du IIIe siècle av. J.-C.. Les tumuli sont alignés selon les orients, au nord se situent d’autres tombes que l’on pense être celles des reines et des ministres
Tumulus de Shaohao à l’est de Qufu. Bien que l’identité exacte de son propriétaire soit incertaine, il est considéré de longue date comme le tombeau de ce roi légendaire et comporte depuis le XIe siècle un temple où un culte lui est rendu.

Tombeaux de l’ancien royaume de Koguryo

Tombe royale des Xixia

Pyramides-tumuli du nord-est (Jilin, Liaoning, Mongolie-Intérieure)
Située dans la banlieue est de Ji’an dans le Jilin, la pyramide en pierre de Zangkunchong (prononciation coréenne) ou Jiangjunzhong (mandarin 將軍塚) est la plus connue des tombes royales du Koguryŏ situées sur le territoire chinois. Ces 14 pyramides (sépultures royales) et 26 tumuli (sépultures aristocratiques) font partie des vestiges de l’ancien royaume de Koguryo inscrits au patrimoine mondial. Jiangjunzhong, nom sous lequel elle est généralement connue, signifie “tombe du général”, mais elle appartiendrait au roi Chansu (cor. 장수왕 ch. 長壽王) (413~ 491). À proximité se trouve la pyramide dite Taiwangling (太王陵) attribuée au roi Kwanggaet’o Wang (cor. 광개토태왕; ch. 廣開土太王) (391-413), deux fois plus grande mais en mauvais état4.
Pyramides et tumuli attribués à la culture de Hongshan (紅山, 4700-2900 av. J.-C.)
Tumuli funéraires et pyramide (fonction inconnue) du site de Niuheliang (牛河粱) découvert en 1981 aux confins du district de Jianping (Chaoyang, ouest du Liaoning). À proximité se trouvent des vestiges d’aires et constructions cultuelles où ont été retrouvées des effigies féminines. Niuheliang est sur la liste des candidats au patrimoine mondial5.
Pyramide de Sijiazi (四家子) découverte en 2001 en Mongolie-Intérieure sur le territoire de la tribu Aohan (熬漢旗). À son sommet se trouvent des tombes et un autel6.
Pyramides-tumuli du nord-ouest
Tumuli du royaume tangoute des Xixia, situés près de Yinchuan au Ningxia ; on compte 204 tombes dont 9 royale.

Hiéroglyphes d’Australie

Kariong est une localité de la région de la côte centrale de New South Wales, en Australie ouest de Gosford, le long de la route côtière centrale. Il fait partie de la zone de la ville de Gosford du gouvernement local.

Hieroglyphes de Gosford

Les glyphes Gosford sont un groupe d’environ 300 présumés hiéroglyphes égyptiens dans une zone connue pour ses pétroglyphes autochtones. Elles sont sculptées en deux murs de grès parallèles environ 15 m (49 pi) de long. Ils représentent des bateaux, des poules, des chiens, des hiboux, des hommes de bâton, l’os d’un chien ainsi que deux qui semblent être les noms des rois, l’un d’eux Khéops, l’autre incertaine. Il y a aussi une sculpture de l’ancien dieu égyptien Anubis. Ils ont été rapportées en 1975 par Alan Dash, un expert local qui avait été en visite dans la région depuis sept ans. Dash a continué à visiter pendant cinq ans et a signalé que le nombre de hiéroglyphes avait augmenté chaque fois qu’il les a visité.

Depuis lors, les hiéroglyphes ont été revendiqués par les égyptologues amateurs d’être le script authentique sculpté par les anciens Egyptiens il y a environ 4.500 ans, mais érudit, professeur Ockinga, a déclaré: “il y a beaucoup de raisons pour lesquelles ils ne sont pas acceptés comme de véritables hiéroglyphes …” Tout d’abord la façon dont ils sont coupés n’est pas la façon ancienne des inscriptions rupestres égyptiennes, ils sont très désorganisés … “Il y a aussi un problème avec les formes réelles des signes qui sont utilisés. Il ne y a aucun moyen pour que des gens inscrivent des textes de l’époque de Khéops, des signes de plus 2500 ans”. Il a suggéré que les glyphes auraient été faits dans les années 1920 par des soldats australiens qui avaient servi en Egypte, citant un exemple de formes dans la forme du Sphinx et une pyramide connu pour avoir été faite par un soldat de retour. Le professeur australien de l’égyptologie Naguib Kanawati a également déclaré qu’ils ne sont pas authentiques, en disant que les hiéroglyphes dans les mêmes cartouches étaient de périodes différentes et certains ont été sculptés plus tard.

Les géologues ont déclaré que le grès dans lequel les hiéroglyphes sont gravés, s’érode rapidement et à proximité de 250 ans de pétroglyphes aborigènes montrant beaucoup plus d’érosion. En 1983, David Lamber, puis un restaurateur d’art rupestre pour le National Park Service de la faune, ont trouvé quelques hiéroglyphes propres coupées qu’il évalue être âgé de moins de douze mois.

Après tout ce qui précède, et en 2013, la zone entourant les glyphes a été déclarée un lieu autochtone par le gouvernement NSW ; et une très vaste supposée “carte des étoiles”, avec plus de 3000 points sur elle, a été cartographiée et par l’équipe “Mot d’origine” des enquêteurs amateurs dirigés par Steven et Evan Strong.

Yonaguni

La structure sous-marine de Yonaguni (与那国島海底地形/遺跡, Yonaguni-jima kaitei chikei/iseki?, littéralement « relief/vestige sous-marin de Yonaguni-jima ») est une formation gréseuse sous-marine située dans les eaux claires de la pointe d’Arakawa, à l’extrémité sud de l’île Yonaguni dans l’archipel japonais Ryūkyū. Cette île sous-marine fait l’objet de débats scientifiques depuis sa récente découverte en 1985 car selon certains elle pourrait être le vestige d’une cité préhistorique. La structure est constituée d’immenses plate-formes interrompues par des failles formant de grandes marches angulaires séparées par des parois à l’apparence lisse (les failles sont géologiquement récentes). La structure mesure plus ou moins 75 mètres de long et 25 mètres de haut. En raison de son apparence lisse, peu érodée et peu colonisée par la vie marine, certains auteurs estiment qu’elle pourrait être artificielle et très ancienne, tandis que les archéologues estiment que si elle l’était, son état serait bien plus dégradé.

Histoire

Selon le point de vue qu’il pourrait s’agir d’un monument préhistorique, le site de Yonaguni de 28 km2 aurait été délibérément construit ou modifié au cours de la dernière glaciation, lorsque le niveau de la mer était beaucoup plus bas qu’aujourd’hui. Le bas niveau de l’océan est démontré par un pilier de roche dans une grotte submergée interprété comme un condensé stalactites, qui ne pouvaient se former qu’en dehors de l’eau, et en 2007, des datations au carbone 14 et au béryllium-10 ont montré que les coraux étaient immergés il y a 5 000 ans, tandis que le socle de grès était à l’air libre entre il y a un peu plus de 2 000 ans. Les paléo-géographes doutent cependant des interprétations du professeur Masaaki Kimura de l’université des Ryūkyū, qui affirme qu’au cours de cette période glaciaire, la mer du Japon était une mer fermée et la mer Jaune n’existait pas encore, permettant aux hommes et aux animaux de rejoindre les îles Ryūkyū à pied. Yonaguni aurait alors été l’extrémité sud d’un pont de terre reliant le Japon et le reste de l’Asie. Le professeur Masaaki Kimura estima initialement que le site date d’au moins 10 000 ans, époque où il aurait été hors de l’eau avant d’être immergé par une montée des eaux de plusieurs dizaines de mètres puis, dans un rapport remis au 21e Congrès des sciences du Pacifique en 2007, il révisa son estimation et affirma que le site remonterait à environ 2 000 ans.

Les différentes découvertes faites sur le site
  • La route en boucle
  • La piscine triangulaire
  • La porte en arche
  • La tortue géante
  • Les trous de piliers
  • Le stade
  • Le mur de protection
  • La Nakagasku
  • Le Goshintai
  • Les deux dalles
  • Les outils en pierre
  • Les traces de possibles extractions
  • Les fossiles d’animaux terrestres dont certains disparus comme le cerf de Ryukyu16
  • Les terrasses régulières du monument de Yonaguni sont comparable à d’autres exemples de
  • l’architecture mégalithique, comme les terrasses de Sacsayhuamán17.
  • Le professeur Masaaki Kimura a identifié des traces de dessins d’animaux et de personnes gravés sur les rochers, notamment un signe de cheval.
  • Une formation rocheuse qui rappelle un visage de Moaï.

Pyay

Prome, aujourd’hui Pyay (birman ပ္ရည္), est une ville et un district de Birmanie situés à l’extrême-Ouest de la Région de Bago, 161 km au Nord de Rangoon.

Sa population était de 83 000 habitants en 1983. A quelques kilomètres de la vieille ville de Prome se trouve le village de Hmawza, site de l’ancienne capitale du royaume pyu de Sri Ksetra (VIIe-XIe siècle).

La ville nouvelle fut fondée par les britanniques à la fin du XIXe siècle, pour servir de port fluvial intermédiaire entre la Haute et la Basse-Birmanie. Outre les reliques de Hmawza à quelques kilomètres, la ville possède plusieurs pagodes et stûpas anciens, notamment, sur une colline au Sud-Est, la Pagode Shwesandaw, important lieu de pèlerinage bouddhique.

Pic d’Adam

Le pic d’Adam (singhalais Sri Pada ou Samanala, tamoul Sivanolipatha Malai, arabe Al-Rohun) est un des sommets les plus importants de l’île du Sri Lanka. Conique et haut de 2 243 m, il est considérée comme un lieu saint par les hindous shivaïtes, les bouddhistes et les musulmans.

Il est situé au sud-ouest de l’île, dans le district de Ratnapura, à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Ratnapura. La petite ville de Nuwara Eliya, dans le district voisin, sert souvent de base à son ascension.

Les pèlerins hindous font l’ascension des milliers de marches qui mènent au sommet de façon à l’atteindre pour le lever du soleil et voir la forme triangulaire de son ombre balayer la campagne environnante. Cette ascension dure plusieurs heures et se fait généralement plutôt au mois d’avril.

Au sommet de la montagne, on trouve, creusée dans la roche, une cavité de presque deux mètres, censée être une empreinte de pas. Les hindouistes y voient la trace du passage de Vishnu, ou encore de Çiva. Les musulmans prétendent qu’il s’agit de l’empreinte que fit le pied d’Adam, lorsqu’il est sorti du Jardin d’Éden, dont l’île de Ceylan est très proche, et tomba sur Terre, ce qui explique le nom donné à la montagne. On prétend aussi qu’il s’agit de l’empreinte de pied de Bouddha, de Shiva ou de Saint Thomas.

Ibn Battûta est le premier auteur à relater son ascension, au xive siècle, il confirme la présence de chaînes de fer installées comme main courante et qui avaient été décrites par Marco Polo.

Le pic d’Adam n’est cependant pas le point culminant de l’île, qui est le mont Pidurutalagala, avec 2 524 m.

Mohenjo-daro

Mohenjo-daro — littéralement le Mont des morts, un nom qu’il partage avec Lothal — est un site important de la civilisation de la vallée de l’Indus, on y trouve les vestiges d’une des plus grandes cités de l’âge du bronze Indien.

Il est situé au Pakistan à 300 km au nord-nord-est de Karâchi. Ayant subi peu de dégradations modernes, son état de conservation est meilleur que celui d’Harappâ, et par suite, c’est une importante source d’informations sur la civilisation à laquelle la ville appartenait.

Elle a été construite durant le IIIe millénaire avant J.-C. et a été abandonnée à la fin du xvIIIe siècle av. J.-C., vraisemblablement en raison d’un changement du cours du fleuve Indus. Découverte d’une civilisation inconnue Le site est redécouvert dans les années 1920.

Entre 1922 et 1927, des fouilles à grande échelle y sont entamées par Rakhal Dâs Banerjî (en) puis continuées par Madho Sarup Vats et Kashinath Narayan Dikshit sous la direction de John Marshall (en). Ernest MacKay y effectue d’autres fouilles de 1927 à 1931. Mortimer Wheeler complète ces travaux en 1950 par des excavations de moindre envergure. Les travaux effectués sur le site ont permis de dégager une centaine d’hectares des ruines de la ville, dix fois plus que ce qui avait été révélé dans les années 1920, mais probablement seulement un tiers de la surface totale à étudier.

Avec Mohenjo-daro c’était la première fois que l’on mettait au jour des vestiges de la civilisation de la vallée de l’Indus dont on ignorait jusqu’alors l’existence.

Mohenjo-daro ne s’est pas bâtie au hasard des constructions ajoutées au cours du temps, mais comme les autres villes de la civilisation de l’Indus, Harappâ, Kâlîbangan ou Lothal, elle révèle une urbanisation réfléchie et planifiée dans le tracé des rues, formant une grille dont au moins un boulevard large de 10 mètres partageait la ville basse en deux.

En effet, il existe, comme dans les autres sites de l’Indus, une division de la ville en deux parties que l’on nomme traditionnellement la citadelle ou ville haute et la ville basse. Les constructions sont faites de bois durci au feu, de briques séchées au soleil, communes en Mésopotamie ou cuites au four, une caractéristique de l’Indus qui assurait une plus grande longévité aux bâtiments.

Ces dernières suivaient les normes de dimensions standardisées de la civilisation de l’Indus, la largeur du double de la hauteur, la longueur du double de la largeur (à comparer à la norme NF actuelle : longueur 240 mm × largeur 115 mm × hauteur 52 mm).

Machu Picchu

Machu Picchu (du quechua machu : vieille, et pikchu : montagne, sommet est une ancienne cité inca du xve siècle au Pérou, perchée sur un promontoire rocheux qui unit les monts Machu Picchu et Huayna Picchu sur le versant oriental des Andes centrales. Son nom aurait été Pikchu ou Picho.

Selon des documents du xvie siècle, trouvés par l’archéologue italien Lucas Pittavino, Machu Picchu aurait été une des résidences de l’empereur Pachacútec. Cependant, quelques-unes des plus grandes constructions et le caractère cérémonial de la principale voie d’accès au llaqta démontreraient que le lieu fut utilisé comme un sanctuaire religieux. Les deux usages ne s’excluent pas forcément. En revanche, les experts ont écarté l’idée d’un ouvrage militaire.

Abandonnée lors de l’effondrement de l’empire inca, Machu Picchu, la ville sacrée oubliée durant des siècles, est considérée comme une œuvre maîtresse de l’architecture inca. Elle fut dévoilée par l’archéologue américain Hiram Bingham, professeur assistant d’histoire de l’Amérique latine à l’Université Yale, dans un ouvrage de référence à ce sujet. Ses caractéristiques architecturales et le voile de mystère que la littérature a tissé sur le site en ont fait une des destinations touristiques les plus prisées de la planète. Depuis 1983, le site est sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le 7 juillet 2007, Machu Picchu a été désigné comme l’une des sept nouvelles merveilles du monde par la NewOpenWorld Foundation, un organisme non officiel et à caractère commercial. Enfin le site fait partie de tout un ensemble culturel et naturel connu sous le nom de « Sanctuaire historique de Machu Picchu».

Localisation

Le site se trouve à l’est de la Cordillère des Andes, aux limites de la forêt amazonienne situé au Pérou (province d’Urubamba), à cent trente kilomètres de Cuzconote.

À 2 438 mètres d’altitude, les ruines sont à cheval sur la crête entre deux sommets : le Huayna Picchu, signifiant « jeune montagne » et le Machu Picchu, signifiant « vieille montagne ». C’est le Huayna Picchu qui surplombe le site sur la plupart des images de la cité. Selon certains angles de vue, il est possible d’y imaginer le profil d’un visage humain regardant vers le ciel, dont le Huayna Picchu serait le nez. À l’opposé du Huayna Picchu, le Macchu Picchu a donné son nom au site archéologique. Autour du Huayna Picchu et sur les deux côtés de la cité coule la rivière Vilcanota-Urubamba qui décrit un grand arc en contrebas d’une falaise de 600 mètres.

Les 172 constructions s’étendent approximativement sur 530 mètres de long et sur 200 mètres de large. Elles ont été incluses dans le Sistema Nacional De Areas Naturales Protegidas (SINANPE)6 appelé « Sanctuaire historique de Machu Picchu » qui s’étend sur 32 592 hectares afin de protéger à la fois les espèces biologiques menacées d’extinction et les sites incas dont Machu Picchu est le plus important.

Description

D’après les archéologues, le Machu Picchu est divisé en deux grands secteurs : la zone agricole formée par un ensemble de terrasses de cultures qui se trouve au sud ; et la zone urbaine qui est celle, on le suppose, dans laquelle vivaient ses occupants et où se déroulaient les principales activités civiles et religieuses. Cette zone urbaine comprenait le quartier sacré, le quartier populaire et le quartier des nobles et des ecclésiastiques.

La zone sacrée est principalement dédiée à Inti, le dieu soleil, divinité principale du panthéon inca, après Huiracocha le dieu créateur. C’est ici que se trouvent les trésors archéologiques les plus importants : le cadran solaire ou astronomique (Intihuatana) et le temple du Soleil.

Toutes les constructions du Machu Picchu sont de style classique inca, c’est-à-dire avec les constructions ayant une surface légèrement plus importante à la base qu’au sommet, ce qui leur confère une bonne résistance aux séismes.

Quelques rares murs sur le site sont composés de pierres parfaitement ajustées, mais l’ensemble des constructions est constitué, contrairement aux autres sites de la région, de pierres non ajustées. Les Incas ne faisaient pas usage de ciment sur leurs sites mais sur celui du Machu Picchu, la majorité des murs et des édifices sont constitués de pierres très irrégulières, disjointes et remplies de terre entre elles.

Le granit des pierres utilisées pour la construction du site provenait de carrières éloignées, ce qui demandait une ingénierie très évoluée pour faire monter des blocs de pierre pouvant peser plusieurs tonnes jusqu’au sommet de la montagne.