PASSION DES Civilisations MILLENAIRES, mysterieuses et sacrees
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Sites

Lieux Sacrés alignés

Lignes de Ley en Angleterre

D’après G. H. Piper, une ligne peut être tracée depuis la montagne Skirrid-fawr vers la Pierre d’Arthur au nord, passe par Hatterall Hill et les châteaux de Oldcastle, Longtown Castle, Urishay et Snodhill.

Les sites des pierres levées (menhirs), des collines rondes artificielles ou tumulus (qu’on prétend être d’anciennes structures funéraires) sont situés en ligne droite sur des kilomètres à travers la campagne.

Watkins remarque que ces lignes traversent des lieux dont les noms comportent le suffixe ley (ou lay, lee, leigh, lea, ly) – signifiant en anglo-saxon “espace dégagé” (ex. clairière, prairie ou couloir de dégagement). Sur une ligne de ley, des éléments du paysage sont physiquement repérables, puis sur le terrain avec d’autres éléments moins visibles, parfois enterrés.

Ligne Saint Michel / Atlas sur 600 km (Angleterre)
orientée sur le rayon du soleil levant du 8 mai – fête printanière Saint Michel
  • Depuis la pointe sud-ouest, en Cornouailles, au Saint-Michael’s Mount, une ile de forme pyramidale située dans Mount’s Bay
  • Traversée de sites célèbres comme : Glastonbury et Avebury, Saint Michel

D’où ligne St-Michel, anciennement ligne Atlas.

Géométrie des Sites, à partir d’une intersection commune
  • 8 lignes divergent depuis l’église de Wooburn (Buckinghamshire) ;
  • Triangle équilatéral de 10 km de côté : Stonehenge, le château de Grovely (Grove-ley) et Old Sarum (Salisbury) ;
  • Triangle rectangle : Glastonbury, Stonehenge et Avebury forment un triangle rectangle parfait, qui est orienté approximativement vers le nord. Le côté Glastonbury /Avebury est situé sur la ligne St-Michel.
Lignes sacrées germaniques

Existent des lignes sacrées en Allemagne centrale, reliant des sites antiques sur des centaines de kilomètres en ligne droite ou figures géométriques.

La mosaïque au sol de la cathédrale de Xanten représente une carte orientée des églises de la région : Les lignes orientées à l’ouest relient des centres dédiés au culte de la lune à d’autres orientées à l’est relient des centres dédiés au soleil.

Mystères d’Eleusis

En étudiant l’origine des noms de lieux (toponymes), on retrouve de façon récurrente “alesia” sur tout le territoire français (plus de 400 sites) : alesia sous ses formes indo-européennes Alaise, Alès, Alis ou Alles, signifie point de rencontre, lieu de halte lors des voyages…

Alésia est apparenté au mot grec Eleusis – dont le nom vient de la ville grecque située à 20 kilomètres d’Athènes, célèbre pour son culte consacré à Déméter et à sa fille Perséphone – Mystères d’Éleusis – à l’origine des cultes liés aux vierges noires répandus en Europe.

Une ligne de 4000 km depuis la Grêce, jusqu’en Irlande d’un côté, jusqu’en Israël, de l’autre

D’après Jean Richer (à la suite d’un rêve) et son frère Lucien, l’inaccessibilité des sites grecs est liée à la connexion entre les sanctuaires de Delphes (Oracle de la Terre-Mère) et Athènes (temple de l’Acropole dédié à Athéna), qui lui sont dédiés. Sur une carte, la ligne Delphes à Athènes se prolonge :

  • se prolonge sur l’île de Délos (lieu de naissance d’Apollon) et au temple d’Apollon de Kamiros sur l’île de Rhodes ;
  • traverse les sites sacrés dédiés à Artémis (Temple d’Agra) ;
  • s’étend jusqu’à l’extrémité de l’Irlande, à l’ile sacrée de Skellig Michael,
  • traverse de nombreux sites célèbres dédiés à St-Michel
    • comme Saint Michael’s mount (pointe de la Cornouailles),
    • le Mont Saint-Michel (Normandie),
    • La Sacra di San Michele (Alpes italiennes)
    • le sanctuaire Monte Sant’Angelo (péninsule italienne Gargano),
    • le temple d’Artémis (Corfou)
  • Depuis Delphes, Délos se prolonge jusqu’au Mont Carmel (Israël), se divisant en Israël et en Égypte, pour rejoindre La Mecque (Arabie Saoudite).

Saint-Michel est chrétien mais les sites qui lui sont dédiés sont d’origine pré-chrétienne : celle des druides vénérant les dieux du soleil et déesses-mères de la terre.

Archéo-astronomie
  • Grotte de Lascaux (Dordogne), orientée vers le soleil couchant du Solstice d’été
  • Château cathare Montségur orienté vers le soleil levant du solstice d’hiver et son donjon au nord-ouest orienté vers le solstice d’été
  • L’alignement des menhirs de Carnac (Finistère) orienté vers le soleil levant du solstice d’été jusqu’au cromlech à l’extrémité sud-ouest
Cercles de Goloring et Goseck (Allemagne

Le cercle de Goloring Rhénanie Palatinat) a des proportions similaires à celles de Stonehenge, comme horloge solaire géante, tandis que le cercle de Goseck (Saxe-Anhalta) comprend 3 cercles concentriques de terre avec chacun 3 ouvertures qui coïncident avec les levers et couchers du soleil aux solstices d’hiver et d’été.

Angleterre, Ecosse, Irlande…

Le site de pierres levées du Calanais ou Callanish (Écosse) forme un calendrier basé sur la position de la Lune, pointant vers la pleine Lune du milieu de l’été derrière une montagne lointaine appelée Clisham.

Même des rituels dans les églises, bâties à des époques plus récentes, ont des rituels pour célébrer le courant d’énergie qui coule selon les lignes qui les traversent, afin de distribuer cette énergie aux alentours et d’en faire bénéficier les récoltes.

En Irlande, l’entrée sud de NewGrange, en ligne avec un menhir et un tumulus, comporte un couloir d’entrée éclairé au premier rayon du solstice d’hiver, alors que d’autres couloirs sont dans l’axe d’une ligne de ley.

Amérique latine

“Allée des Morts” de Téotihuacan (Mexique)

L”allée des Morts” s’étire sur 4 km selon un axe presque nord-sud, avec une déviation de 15° 50′ vers l’est, avec au nord la “pyramide de la Lune” et au milieu la “pyramide du Soleil”, orientée vers le lever du soleil du 13 août (date Maya de commencement du monde).

Ruines de Tawanaku (Bolivie), proche du lac Titicaca

La porte du Soleil près de pyramides à degrés est orienté selon la carte du ciel de 15’000 ans avt JC,  ainsi que d’autres éléments du site, comme des quais situés à une distance du lac actuel qu’il couvrait alors.

Lignes larges tracées de manière rectiligne
  • Chaco Canyon (Mexique) : lignes larges de 9 m, en faisceau sur plus de 100 km
  • En Coba et Yaxuna (Péninsule du Yucutan) : routes mayas droites “sacbeob” longues de 100 km
  • En partant du Temple du Soleil à Cuzco : complexe inca de 42 ceques (lignes sacrées), soulignés de wak’as (huaca : rocher, empilement de pierres, source, grotte…) – stations de vénération
  • Depuis l’ancienne cité inca de Tiahuanaco (Bolivie), alignement traversant Cuzco, Machu Picchu, Vitcos (capitale des Incas en exil), Ollantaytampu, Cajmarca (lieu de capture du roi Atahualpa)
  • Depuis le désert de Nazca (Pérou), complexe de lignes tracées sur + de 500 km² avec des figures d’animaux (singe, condor, chien, araignée, baleine, lézard, serpent, grue, pélican, mouette, colibri, péroquet) et des spirales, ellipses…
  • Depuis le volcan Nevado Sajama (Bolivie),  lignes rectilignes sur un terrain de 22 525 km², avec des sanctuaires de vénération (rocher, cairn, source, grotte tumulus…)
  • Dans la région Arenal (Costa Rica), lignes au travers de la forêt tropicale montagneuse

Teotihuacan

Teotihuacan (qui s’orthographie également Teotihuacán1, avec un accent sur la dernière syllabe, même si cela ne correspond pas à la prononciation en nahuatl2), est un important site archéologique de la vallée de Mexico, contenant certaines des plus grandes pyramides méso-américaines jamais construites en Amérique précolombienne. Outre ses structures pyramidales, Teotihuacan est également connue pour ses grands complexes résidentiels, sa chaussée des Morts, et ses nombreuses peintures murales aux couleurs bien conservées.

La ville a sans doute été construite aux environs de 200 av. J.-C., et habitée jusqu’à sa chute entre les vie et viie siècles. À son apogée dans la première moitié du Ier millénaire, à l’Époque classique, Teotihuacan était la plus grande ville de toute l’Amérique précolombienne. À ce moment, elle pourrait avoir compté plus de 200 000 habitants, ce qui la plaçait à l’époque parmi les plus grandes villes du monde. La civilisation et le complexe culturel associé au site sont également désignés sous le nom de Teotihuacan ou Teotihuacano.

Bien que la question de savoir si Teotihuacan était au centre d’un Empire soit sujette à débat, son influence en Mésoamérique est bien documentée ; la preuve de l’existence de la civilisation de Teotihuacan, au moins par sa puissance politique et économique, peut être constatée dans de nombreux sites de l’État de Veracruz et de la région maya. L’origine ethnique des habitants de Teotihuacan fait également débat. Parmi les candidats possibles, citons les groupes ethniques constitués par les peuples nahuas, otomi ou totonaques. Certains chercheurs ont également suggéré que Teotihuacan aurait été un État multiethnique. Des fouilles archéologiques ont en effet montré que Teotihuacan comportait des quartiers distincts pour les Zapotèques, les Mixtèques ou les Mayas. Selon le chroniqueur espagnol Juan de Torquemada, les Totonaques affirmaient qu’ils en étaient les bâtisseurs3.

La cité se trouve à l’emplacement actuel des municipalités de San Juan Teotihuacán et de San Martín de las Pirámides, situées dans l’État de Mexico au Mexique, à environ 40 kilomètres au nord-est de la ville de Mexico et couvre une superficie totale de 82,66 km2 (19° 41′ N 98° 50′ O).

Le site a été inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987. C’est l’un des sites archéologiques les plus visités du Mexique4.

Le nom de Teotihuacan désigne la cité, mais aussi une civilisation dont l’influence, à son apogée, s’étendait à la plus grande partie de la Mésoamérique.

Civilisation de Teotihuacan

Des preuves archéologiques suggèrent que Teotihuacan était une ville multi-ethnique, avec des quartiers distincts occupés par les Otomi, les Zapotèques, les Mixtèques, les Mayas et des peuples nahuas. Les Totonaques ont toujours prétendu que c’était eux qui l’avaient construite. Les Aztèques ont colporté cette histoire, mais elle n’a pas été corroborée par les découvertes archéologiques.

En 2001, Terrence Kaufman a présenté des preuves linguistiques, suggérant qu’un important groupe ethnique de Teotihuacan était apparenté sur le plan linguistique à la famille des langues totonaques et /ou mixe-zoque36. Il utilise ce fait pour expliquer l’influence générale des langues totonaques et mixe-zoques sur beaucoup d’autres langues méso-américaines, dont les locuteurs n’avaient pas eu de contacts antérieurs connus avec l’un des groupes mentionnés ci-dessus. D’autres chercheurs soutiennent que le plus grand groupe ethnique représenté était celui des Otomis, parce que la langue otomi est connue pour avoir été parlée dans la région de Teotihuacan à la fois avant et après la période classique.

Site archéologique

Le souvenir des ruines imposantes de Teotihuacan n’a jamais été perdu. Après la chute de la ville, différents occupants ont vécu sur le site. Au temps des Aztèques, un pèlerinage se dirigeait vers la cité en ruines qui était considéré dans la mythologie aztèque comme l’endroit où aurait été créé le soleil et était identifiée au mythe de Tollan. Teotihuacan a étonné les conquistador espagnols au cours de la période qui a suivi la conquête. Dès le xvie siècle, les chroniqueurs espagnols s’y intéressèrent, notamment Bernardino de Sahagún, qui décrit ainsi ses principaux édifices :

« De Tamoachan, les nouveaux colons [aztèques] allaient faire des sacrifices au lieu appelé Teotihuacan où ils élevèrent deux monticules en l’honneur du soleil et de la lune… [Ils] sont comme des montagnes élevées à main d’homme. On les dirait naturels quoiqu’ils ne le soient pas. »
Teotihuacan, qui était déjà un des lieux les plus visités du Mexique au xixe siècle, demeure une destination prisée des touristes. Un musée y a été ouvert. Depuis 1987, le site de Teotihuacan est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Disposition du site

Le site archéologique de Teotihuacan couvre une superficie de 25 km2, dont seuls 2 % ont fait l’objet de fouilles systématiques44. Il est orienté nord-sud avec une déviation de 15° 50′ vers l’est. Une théorie avance que cela est dû au fait que le soleil se levait selon ce même angle pendant la même journée d’été chaque année. Les colons utilisaient l’alignement pour calibrer leur perception du temps ou comme marqueur pour la plantation des cultures ou pour accomplir certains rituels. Une autre théorie serait qu’il existe de nombreux sites antiques en Méso-Amérique, qui semblent être orientés vers la plus haute montagne d’une zone donnée. Cela semble être le cas à Teotihuacan, bien que la montagne vers laquelle la cité est orientée ne soit pas visible de l’intérieur du complexe de Teotihuacan en raison d’une étroite crête de montagne45. Des cercles de croix placées dans la ville et la région proche indiquent comment les gens ont réussi à maintenir la trame urbaine sur de longues distances. Il leur a également permis d’orienter les pyramides vers la montagne lointaine qui était hors de vue. Sous la forme qui se présente à nous, la cité est divisée en quatre quadrants par deux grandes artères qui se coupent à l’emplacement de la « Citadelle » et du « Grand Ensemble ». D’un point de vue religieux, cette disposition constitue un cosmogramme, c’est-à-dire la représentation symbolique du monde sur un plan horizontal, ici à l’échelle d’une ville, avec en son centre un bâtiment qui en constitue le pivot, l’axe vertical. On retrouve une telle disposition à Tenochtitlan, la capitale des Aztèques.

La ville est dessinée à partir d’un axe central, l’« allée des Morts » (traduction de son nom nahuatl Miccoatli) qui traverse le site du nord au sud sur une perspective d’environ quatre kilomètres et d’environ quatre-vingt dix mètres dans sa plus grande largeur, avec au nord la « pyramide de la Lune », au sud le quadrilatère de la « Citadelle » et à mi-chemin, la plus haute structure de la ville, la « pyramide du Soleil ». De part et d’autre de l’« allée des Morts » se dressent de nombreux temples consacrés aux dieux secondaires.

Pyay

Prome, aujourd’hui Pyay (birman ပ္ရည္), est une ville et un district de Birmanie situés à l’extrême-Ouest de la Région de Bago, 161 km au Nord de Rangoon.

Sa population était de 83 000 habitants en 1983. A quelques kilomètres de la vieille ville de Prome se trouve le village de Hmawza, site de l’ancienne capitale du royaume pyu de Sri Ksetra (VIIe-XIe siècle).

La ville nouvelle fut fondée par les britanniques à la fin du XIXe siècle, pour servir de port fluvial intermédiaire entre la Haute et la Basse-Birmanie. Outre les reliques de Hmawza à quelques kilomètres, la ville possède plusieurs pagodes et stûpas anciens, notamment, sur une colline au Sud-Est, la Pagode Shwesandaw, important lieu de pèlerinage bouddhique.

Pic d’Adam

Le pic d’Adam (singhalais Sri Pada ou Samanala, tamoul Sivanolipatha Malai, arabe Al-Rohun) est un des sommets les plus importants de l’île du Sri Lanka. Conique et haut de 2 243 m, il est considérée comme un lieu saint par les hindous shivaïtes, les bouddhistes et les musulmans.

Il est situé au sud-ouest de l’île, dans le district de Ratnapura, à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Ratnapura. La petite ville de Nuwara Eliya, dans le district voisin, sert souvent de base à son ascension.

Les pèlerins hindous font l’ascension des milliers de marches qui mènent au sommet de façon à l’atteindre pour le lever du soleil et voir la forme triangulaire de son ombre balayer la campagne environnante. Cette ascension dure plusieurs heures et se fait généralement plutôt au mois d’avril.

Au sommet de la montagne, on trouve, creusée dans la roche, une cavité de presque deux mètres, censée être une empreinte de pas. Les hindouistes y voient la trace du passage de Vishnu, ou encore de Çiva. Les musulmans prétendent qu’il s’agit de l’empreinte que fit le pied d’Adam, lorsqu’il est sorti du Jardin d’Éden, dont l’île de Ceylan est très proche, et tomba sur Terre, ce qui explique le nom donné à la montagne. On prétend aussi qu’il s’agit de l’empreinte de pied de Bouddha, de Shiva ou de Saint Thomas.

Ibn Battûta est le premier auteur à relater son ascension, au xive siècle, il confirme la présence de chaînes de fer installées comme main courante et qui avaient été décrites par Marco Polo.

Le pic d’Adam n’est cependant pas le point culminant de l’île, qui est le mont Pidurutalagala, avec 2 524 m.

Mohenjo-daro

Mohenjo-daro — littéralement le Mont des morts, un nom qu’il partage avec Lothal — est un site important de la civilisation de la vallée de l’Indus, on y trouve les vestiges d’une des plus grandes cités de l’âge du bronze Indien.

Il est situé au Pakistan à 300 km au nord-nord-est de Karâchi. Ayant subi peu de dégradations modernes, son état de conservation est meilleur que celui d’Harappâ, et par suite, c’est une importante source d’informations sur la civilisation à laquelle la ville appartenait.

Elle a été construite durant le IIIe millénaire avant J.-C. et a été abandonnée à la fin du xvIIIe siècle av. J.-C., vraisemblablement en raison d’un changement du cours du fleuve Indus. Découverte d’une civilisation inconnue Le site est redécouvert dans les années 1920.

Entre 1922 et 1927, des fouilles à grande échelle y sont entamées par Rakhal Dâs Banerjî (en) puis continuées par Madho Sarup Vats et Kashinath Narayan Dikshit sous la direction de John Marshall (en). Ernest MacKay y effectue d’autres fouilles de 1927 à 1931. Mortimer Wheeler complète ces travaux en 1950 par des excavations de moindre envergure. Les travaux effectués sur le site ont permis de dégager une centaine d’hectares des ruines de la ville, dix fois plus que ce qui avait été révélé dans les années 1920, mais probablement seulement un tiers de la surface totale à étudier.

Avec Mohenjo-daro c’était la première fois que l’on mettait au jour des vestiges de la civilisation de la vallée de l’Indus dont on ignorait jusqu’alors l’existence.

Mohenjo-daro ne s’est pas bâtie au hasard des constructions ajoutées au cours du temps, mais comme les autres villes de la civilisation de l’Indus, Harappâ, Kâlîbangan ou Lothal, elle révèle une urbanisation réfléchie et planifiée dans le tracé des rues, formant une grille dont au moins un boulevard large de 10 mètres partageait la ville basse en deux.

En effet, il existe, comme dans les autres sites de l’Indus, une division de la ville en deux parties que l’on nomme traditionnellement la citadelle ou ville haute et la ville basse. Les constructions sont faites de bois durci au feu, de briques séchées au soleil, communes en Mésopotamie ou cuites au four, une caractéristique de l’Indus qui assurait une plus grande longévité aux bâtiments.

Ces dernières suivaient les normes de dimensions standardisées de la civilisation de l’Indus, la largeur du double de la hauteur, la longueur du double de la largeur (à comparer à la norme NF actuelle : longueur 240 mm × largeur 115 mm × hauteur 52 mm).

Machu Picchu

Machu Picchu (du quechua machu : vieille, et pikchu : montagne, sommet est une ancienne cité inca du xve siècle au Pérou, perchée sur un promontoire rocheux qui unit les monts Machu Picchu et Huayna Picchu sur le versant oriental des Andes centrales. Son nom aurait été Pikchu ou Picho.

Selon des documents du xvie siècle, trouvés par l’archéologue italien Lucas Pittavino, Machu Picchu aurait été une des résidences de l’empereur Pachacútec. Cependant, quelques-unes des plus grandes constructions et le caractère cérémonial de la principale voie d’accès au llaqta démontreraient que le lieu fut utilisé comme un sanctuaire religieux. Les deux usages ne s’excluent pas forcément. En revanche, les experts ont écarté l’idée d’un ouvrage militaire.

Abandonnée lors de l’effondrement de l’empire inca, Machu Picchu, la ville sacrée oubliée durant des siècles, est considérée comme une œuvre maîtresse de l’architecture inca. Elle fut dévoilée par l’archéologue américain Hiram Bingham, professeur assistant d’histoire de l’Amérique latine à l’Université Yale, dans un ouvrage de référence à ce sujet. Ses caractéristiques architecturales et le voile de mystère que la littérature a tissé sur le site en ont fait une des destinations touristiques les plus prisées de la planète. Depuis 1983, le site est sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le 7 juillet 2007, Machu Picchu a été désigné comme l’une des sept nouvelles merveilles du monde par la NewOpenWorld Foundation, un organisme non officiel et à caractère commercial. Enfin le site fait partie de tout un ensemble culturel et naturel connu sous le nom de « Sanctuaire historique de Machu Picchu».

Localisation

Le site se trouve à l’est de la Cordillère des Andes, aux limites de la forêt amazonienne situé au Pérou (province d’Urubamba), à cent trente kilomètres de Cuzconote.

À 2 438 mètres d’altitude, les ruines sont à cheval sur la crête entre deux sommets : le Huayna Picchu, signifiant « jeune montagne » et le Machu Picchu, signifiant « vieille montagne ». C’est le Huayna Picchu qui surplombe le site sur la plupart des images de la cité. Selon certains angles de vue, il est possible d’y imaginer le profil d’un visage humain regardant vers le ciel, dont le Huayna Picchu serait le nez. À l’opposé du Huayna Picchu, le Macchu Picchu a donné son nom au site archéologique. Autour du Huayna Picchu et sur les deux côtés de la cité coule la rivière Vilcanota-Urubamba qui décrit un grand arc en contrebas d’une falaise de 600 mètres.

Les 172 constructions s’étendent approximativement sur 530 mètres de long et sur 200 mètres de large. Elles ont été incluses dans le Sistema Nacional De Areas Naturales Protegidas (SINANPE)6 appelé « Sanctuaire historique de Machu Picchu » qui s’étend sur 32 592 hectares afin de protéger à la fois les espèces biologiques menacées d’extinction et les sites incas dont Machu Picchu est le plus important.

Description

D’après les archéologues, le Machu Picchu est divisé en deux grands secteurs : la zone agricole formée par un ensemble de terrasses de cultures qui se trouve au sud ; et la zone urbaine qui est celle, on le suppose, dans laquelle vivaient ses occupants et où se déroulaient les principales activités civiles et religieuses. Cette zone urbaine comprenait le quartier sacré, le quartier populaire et le quartier des nobles et des ecclésiastiques.

La zone sacrée est principalement dédiée à Inti, le dieu soleil, divinité principale du panthéon inca, après Huiracocha le dieu créateur. C’est ici que se trouvent les trésors archéologiques les plus importants : le cadran solaire ou astronomique (Intihuatana) et le temple du Soleil.

Toutes les constructions du Machu Picchu sont de style classique inca, c’est-à-dire avec les constructions ayant une surface légèrement plus importante à la base qu’au sommet, ce qui leur confère une bonne résistance aux séismes.

Quelques rares murs sur le site sont composés de pierres parfaitement ajustées, mais l’ensemble des constructions est constitué, contrairement aux autres sites de la région, de pierres non ajustées. Les Incas ne faisaient pas usage de ciment sur leurs sites mais sur celui du Machu Picchu, la majorité des murs et des édifices sont constitués de pierres très irrégulières, disjointes et remplies de terre entre elles.

Le granit des pierres utilisées pour la construction du site provenait de carrières éloignées, ce qui demandait une ingénierie très évoluée pour faire monter des blocs de pierre pouvant peser plusieurs tonnes jusqu’au sommet de la montagne.