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Pyramide de Khéops

Hauteur initiale 146,58 mètres (~ 280 coudées)
aujourd’hui 137 mètres
Base ~ 230,35 mètres (~ 440 coudées)
Volume 2 592 341 m³
Inclinaison 51°50’34”   Pente 14/11
Coordonnées 29° 58′ 44″ Nord, 31° 08′ 02″ Est

La pyramide de Khéops ou grande pyramide de Gizeh est un monument construit par les Égyptiens de l’Antiquité, formant une pyramide à base carrée. Tombeau présumé du pharaon Khéops, elle fut édifiée il y a plus de 4 500 ans, sous la IVe dynastie1, au centre du complexe funéraire de Khéops se situant à Gizeh en Égypte. Elle est la plus grande des pyramides de Gizeh.
Si elle est la seule des sept merveilles du monde de l’Antiquité à avoir survécu jusqu’à nos jours, elle est également la plus ancienne. Durant des millénaires, elle fut la construction humaine de tous les records : la plus haute, la plus volumineuse et la plus massive. Ce monument phare de l’Égypte antique est depuis plus de 4 500 ans scruté et étudié sans relâche.

La grande pyramide, chef-d’œuvre de l’Ancien Empire égyptien de l’architecte Hémiounou, est la concentration et l’aboutissement de toutes les techniques architecturales mises au point depuis la création de l’architecture monumentale en pierre de taille par Imhotep pour la pyramide de son souverain Djéser, à Saqqarah. Toutefois, les nombreuses particularités architectoniques et les exploits atteints pour sa construction en font une pyramide à part qui ne cesse de questionner l’humanité.

Description

Ce monument forme une pyramide à base carrée de 440 coudées royales anciennes, soit environ 230,5 mètres. Les valeurs empiriques d’aujourd’hui sont au sud de 230,454 m ; au nord 230,253 m ; à l’ouest 230,357 m ; à l’est 230,394 m, soit une erreur pour obtenir un carré parfait de seulement 0,05 %.

La pyramide construite sur un socle rocheux avait une hauteur initiale de 146,58 m (280 coudées royales égyptiennes), c’est-à-dire plus haute que la Basilique Saint-Pierre à Rome de 139 m, mais l’érosion l’a réduite de 9,58 m (environ 5 coudées royales) pour atteindre 137 m de hauteur. Elle détient le record du monument le plus haut du monde jusqu’en 1311, année qui voit l’érection de la cathédrale de Lincoln dont la flèche atteint 160 m de hauteur. Elle fait un périmètre de 922 m, une surface de 53 056 m2 et un volume originel de 2 592 341 m3 (aujourd’hui 2 352 000 m3).

L’estimation traditionnelle du nombre de blocs de pierres qui composent la pyramide est de 2,3 millions mais le calcul des égyptologues va de 600 0005 à 4 millions. Le parement ou revêtement était composé de pierres calcaires blanchâtres soigneusement jointoyées et polies qui renvoyaient les rayons du soleil, lui donnant l’aspect d’une véritable colline de lumière (ce qui explique qu’elle eut pour nom Akouit « la brillante », mais elle fut plutôt appelée Akhet Khoufou, « L’Horizon de Khéops ») et soulignant sa géométrie par un jeu d’ombre et de lumière. Contrairement à la pyramide de Khéphren, elle n’a pas gardé dans sa partie supérieure son revêtement de calcaire mais il subsiste quelques blocs au niveau de la base de la face Nord. Le nucléus est constitué de blocs de calcaire plus ou moins équarris de moins bonne qualité que ceux du parement, les premiers étant issus d’une carrière à 400 m de la pyramide, les seconds de la carrière de Tourah. Les deux premières assises, ainsi que la maçonnerie de la grande galerie et des appartements funéraires sont construites en blocs de granit rose d’Assouan. Les blocs qui sont aujourd’hui visibles à l’extérieur sont noircis par la pollution et souvent cachés par la brume.

Chaque bloc de pierre calcaire a un volume de 1,10 m3 et pèse en moyenne 2,5 t, ce qui fait pour la pyramide (en négligeant le poids des blocs de granite) une masse totale de 5 000 000 t.

Des vestiges d’une enceinte à redans, située à dix mètres autour de la pyramide, sont présents autour du monument. Ces redans sont des parties saines conservées du socle rocheux qui ont permis de diminuer le nombre de blocs à mettre en œuvre lors de la construction.

Construction

La construction de la « grande pyramide » aurait débuté entre 2600 et 2550 av. J.-C. suivant les sources, au début de la (IVe dynastie), et aurait duré environ une vingtaine d’années selon l’historien antique Manéthon. L’année de début et la durée de construction de la pyramide sont des estimations généralement validées par les égyptologues, parce qu’elles correspondent aux 23 à 25 années, suivant les sources, du règne du pharaon Khéops. Ces estimations ne sont malheureusement attestées par aucun écrit contemporain, mais déduites logiquement par la destination admise de la pyramide comme étant le tombeau de ce pharaon, hypothèse elle-même non attestée par des écrits.

En se fondant sur les données traditionnellement admises (pyramide constituée de 2,3 millions de blocs de pierre, durée de chantier de vingt-trois ans), il est estimé que 340 blocs étaient posés chaque jour, soit pour une durée de travail de dix heures par jour, un bloc placé tous les deux minutes, ce qui aurait mobilisé la main-d’œuvre de plus de 10 000 ouvriers (le nombre prodigieux de 100 000 hommes, ne travaillant que trois mois dans l’année pendant la saison des crues, a été proposé par Hérodote).

Architecture

La grande pyramide de Khéops a bénéficié, pour son érection, des développements et des innovations techniques des pyramides de son père Snéfrou à Dahchour. Elle ne semble avoir subi aucun changement de plans à l’extérieur. Ce point est par contre sujet à discussions en ce qui concerne l’intérieur du monument. Deux écoles s’affrontent ; il y a les partisans d’un projet unique et les partisans de trois projets successifs. Il semble que l’architecte en fut le vizir Hémiounou.

  • L’entrée de la pyramide (1), située sur la face nord de la pyramide à une hauteur de 15,63 mètres13, est surplombée par un système de décharge avec voûtes et linteaux monolithiques. Sa fonction est de protéger le couloir descendant de la masse située au-dessus. Cependant les dimensions de cette voûte semblent disproportionnées quand on considère les charges relativement faibles en cet endroit.
    Cette entrée aurait été fermée au moyen d’une pierre mobile, ce qui confirmerait les indications de l’auteur antique Strabon. Ce type de dispositif de fermeture était déjà connu à Dahchour.
  • La descenderie et la chambre souterraine
    Le couloir descendant, incliné de 26°26’46” et long de 105 mètres, aboutit à un couloir horizontal long de 8,90 mètres13 menant à la chambre souterraine (4).
  • Le couloir ascendant, le boyau et la chambre de la reine
    La percée d’Al-Mamoun mène le visiteur directement dans le couloir ascendant.
    L’embranchement a la particularité d’offrir un accès à chaque niveau de la pyramide : tout d’abord à la descenderie, par un boyau reliant le bas de la grande galerie (9) à la grotte (12) et creusé à même la maçonnerie par les constructeurs, ensuite à la chambre de la reine (7), par un couloir horizontal (8), et enfin à la chambre du roi (10), en empruntant la grande galerie (9).
  • La grande galerie, l’antichambre et la « chambre du roi »
    La grande galerie (9) est l’élément architectural le plus impressionnant et le plus élaboré de l’Ancien Empire. D’une longueur de 47,80 mètres et d’une hauteur de 8,60 mètres par rapport à la verticale, la galerie est inclinée de 26°10’16″26. Elle est surmontée d’une magnifique voûte en encorbellement sur quatre faces (technique héritée de la pyramide rouge et de la pyramide rhomboïdale à Dahchour) la protégeant des charges. Une marche à l’extrémité supérieure de cette galerie donne sur une antichambre (11) menant à la chambre du roi (10). Cette antichambre comportait un système de fermeture avec herses obstruant le passage mais aujourd’hui disparues.
    La « chambre du roi » est un magnifique ouvrage de granit de 10,47 mètres sur 5,23 mètres (soit vingt coudées sur dix coudées) et d’une hauteur de 5,84 mètres. La chambre est surmontée par une imposante couverture de blocs de granit répartis sur cinq niveaux, le dernier niveau étant surmonté d’une voûte de décharge avec pierres disposées en chevrons. C’est dans cet espace que fut trouvée la seule inscription permettant d’attribuer, avec certitude, cette pyramide à Khéops. Le toit de cette couverture s’élève à plus de vingt mètres du sol de la chambre. Un coffre en granit, vide et sans couvercle, est disposé à l’ouest de la salle. Comme dans la « chambre de la reine », deux conduits de ventilation (10) s’élèvent depuis la « chambre du roi » vers les faces nord et sud de la pyramide. La fonction de ces conduits d’aération fait l’objet de débats : ventilation ? Corridor symbolique pour conduire l’âme du roi (incarnation du pharaon en dieu Râ pour le puits nord, en dieu Horus pour le puits sud) ?
    Au fond de la chambre, à l’ouest, la cuve en granit (haute d’un mètre, longue de 2,30 m et large de 0,89 m) posée sur le sol présente des traces de scie et une brèche à un angle, probablement l’œuvre de pilleurs de tombes qui ont tout emporté alors que le couvercle, jamais découvert, devait être encore en place (les rebords du sarcophage montrent un dispositif d’encastrement qui est la preuve de l’existence de ce couvercle). Il est possible que ce sarcophage ne soit qu’un cénotaphe, un tombeau érigé en mémoire du pharaon mais non destiné à recevoir son corps, ou que Khéops soit mort dans une bataille sans que les prêtres aient pu récupérer son cadavre afin de lui rendre les derniers devoirs.
Le Pyramidion

Il ne subsiste aucune trace du pyramidion qui couronnait jadis le sommet de la grande pyramide. Le pyramidion qui est exposé actuellement près du coin sud-est n’est autre que celui de la petite pyramide satellite. Celui-ci est en calcaire et anépigraphe, à l’instar du pyramidion de la pyramide rouge édifiée par le père de Khéops, Snéfrou. Aucun indice ne permet cependant d’indiquer une quelconque similitude avec le pyramidion disparu.

Le phénomène d’apothème

La Grande Pyramide possède en réalité huit faces et non quatre, car chacune est légèrement mais très précisément incurvée, cette forme géométrique étant très délicate à réaliser sur de telles dimensions. Ce phénomène, dit d’apothème, a été découvert en 1934 par André Pochan, mais il n’est ici visible à l’œil nu qu’aux équinoxes. On rencontre ce phénomène également sur d’autres pyramides égyptiennes. L’érosion, un effondrement interne ou un endommagement dû à la chute des pierres de parement, furent souvent invoqués, et souvent contestés.

Considérations astronomiques

Les Égyptiens ont en effet choisi une pente, pour les faces, de 14/11 (la hauteur étant de 280 coudées et la base de 2×220 coudées, la pente est égale à 280/220 = 14/11). Cette valeur fut pour la première fois appliquée à la pyramide de Meïdoum mais ne constitue pas une règle chez les constructeurs de l’Ancien Empire puisque certaines pyramides ont une pente de 6/5 (pyramide rouge), 4/3 (pyramide de Khephren) ou encore 7/5 (pyramide rhomboïdale).

  • Concernant le nombre d’or, la proportion de 14/11 entraîne un rapport apothème/demi-base égal à :
    {\frac {{\sqrt {14^{2}+11^{2}}}}{11}}\simeq 1,61859
    proche de
    \varphi ={\frac {1+{\sqrt {5}}}{2}}\simeq 1,61803

  • La valeur du nombre \pi \simeq 3,14159 serait donnée par le rapport
    (demi-périmètre de la base)/hauteur.
    On obtient ainsi la valeur approchée
    {\frac {{4\times 11}}{14}}={\frac {22}{7}}\simeq 3,14285\simeq \pi
    La valeur approchée du nombre \pi \simeq 3,14159 est également donnée par le calcul (demi-périmètre de la base)-hauteur. En prenant la valeur 0,5236 mètre pour une coudée, on obtient: 2*440 coudées – 280 coudées soit
    {\displaystyle (880*0,5236)-(280*0,5236)=460,768-146,608=314,16}

Il y eut de nombreuses théories visant à faire de la pyramide un observatoire astronomique. Ainsi le couloir descendant aurait pointé vers l’étoile polaire de l’époque, Alpha Draconisnote. Les couloirs de ventilation côté sud auraient pointé pour l’un, vers l’étoile Sirius, et pour l’autre, vers l’étoile Alnitak. Cependant, ici encore et comme pour la plupart des pyramides d’Égypte, les couloirs d’accès avaient des pentes simples et faciles à mettre en œuvre. Ils étaient inclinés d’un angle compris entre 26° et 26°30′ soit une pente de 1/2.

Une propriété géométrique semble pourtant avoir été voulue par l’architecte de la grande pyramide. Les conduits de ventilation de la chambre de la reine atteindraient tous les deux le même niveau de la pyramide. Ce fait est vérifié pour les conduits de la chambre du roi.

Il y eut de nombreuses théories visant à faire de la pyramide un observatoire astronomique. Ainsi le couloir descendant aurait pointé vers l’étoile polaire de l’époque, Alpha Draconisnote . Les couloirs de ventilation côté sud auraient pointé pour l’un, vers l’étoile Sirius, et pour l’autre, vers l’étoile Alnitak. Cependant, ici encore et comme pour la plupart des pyramides d’Égypte, les couloirs d’accès avaient des pentes simples et faciles à mettre en œuvre. Ils étaient inclinés d’un angle compris entre 26° et 26°30′ soit une pente de 1/2.

Une propriété géométrique semble pourtant avoir été voulue par l’architecte de la grande pyramide. Les conduits de ventilation de la chambre de la reine atteindraient tous les deux le même niveau de la pyramide. Ce fait est vérifié pour les conduits de la chambre du roi.

Théories alternatives
  • La construction de la grande pyramide de Khéops est incompatible avec les connaissances et les moyens rudimentaires du peuple qui l’érigea
  • La durée de construction elle-même – estimée à 20 ans – est un sujet de débat. Il leur semble en effet impossible que les Égyptiens aient pu construire cet immense édifice en une vingtaine d’années avec les méthodes et moyens techniques de l’époque
  • La fonction de tombeau royal, presque unanimement attribuée à la Grande Pyramide, est contestée ; en effet, le coffre est sans aucun ornement ni inscription, plus profond que dans les autres tombeaux et aucune trace de couvercle n’a jamais été trouvée
  • Les conduits d’aération des chambres soient uniques en leur genre, etc.
  • La Grande Pyramide serait une centrale énergétique utilisant la résonance non linéaire ou résonances de Schumann, qui grâce à ses dimensions proportionnelles à celle de la Terre, permettrait par résonance la production d’énergie vibratoire, et l’utilisation de machines de découpes et d’usinage des blocs de granite par ultra-son
  • L’utilisation de la Grande Pyramide comme d’une pompe hydraulique géante du type bélier. Cette hypothèse a été relancée lorsqu’en février 2000, la découverte et l’exploration par des égyptologues d’un réseau de galeries, chambres et puits inondés a été révélée par Zahi Hawass
  • La période du pharaon Khéops correspondait uniquement à la restauration de la pyramide, et non à sa construction, laquelle aurait eu lieu à une période bien antérieure restant à définir, pour un autre usage que la simple sépulture
  • la thèse d’une civilisation supérieure d’origine atlante, voire extraterrestre, dont les moyens et objectifs ne sont pas identifiables

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